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 DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)

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MessageSujet: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Sam 6 Sep 2008 - 16:36

DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE

Cette technique de doublage a été mise au point par Thierry Martel, aidée dans sa mise en œuvre par Amoroso Waldeiss et le CRPA.

Introduction.
La colle de rentoilage du tableau (environ 2.50m X 2.50 m) a fait l’objet d’une infestation au Stégobium (voir sur ce même site le dossier « Stégobium Paniceum » au chapitre « Examens »). Après analyses et discussions, il a été décidé de retirer (le plus possible) la colle de pâte dégradée afin d’éviter tout risque de réinfestation.
La fragilité du support original (dégradation de la fibre textile par l’insecte + déchirures + lacunes anciennes) nous a conduit à envisager un renfort général par doublage.
[/img]img]

Interventions avant doublage.
- Pose d’un double facing de papier bolloré + colle de pâte diluée
- Mise sous tirants de l’ensemble
- Retrait mécanique de la toile de rentoilage
- Retrait de la colle de pâte par gel de methylcellulose et action mécanique
- Reprise des déchirures et incrustation des lacunes
- Imprégnation générale au Pexisol P550 à 10 % dans du White Spirit

Préparation du doublage
- Pose de deux couches de tarlatane + une couche d’intissé de polyester 70 gr à l’aide de Plextol B 500 (Dispersion acrylique à base d'acrylate d'éthyle, méthacrylate de méthyle et mathécrylate d'éthyle) épaissi à la methylcellulose. (methylcellulose à 10% dans de l’eau). Proportion du mélange Plextol/methyl = 50/50.
- La toile de doublage en polyester a été tendue sur un bâti chassitech puis a été ajustée au revers original afin de bien positionner les deux toiles au moment du doublage.
[/img][img]
Doublage.
- Le revers de la toile originale a été encollée à la raclette afin d’étendre régulièrement l’adhésif.
- La colle étalée a été régularisée rapidement au rouleau
- Après contrôle de la surface et retrait des impuretés, la toile polyester a été placée en contact avec le revers original.
- Une deuxième couche de Plextol B500 épaissi à la méthyl a été étendue au revers de la toile polyester avec la même méthodologie que précédemment.
- Durée de séchage avant manipulation : 1 semaine.

Conclusion
L’utilisation du Plextol B500 épaissi à la methyl semble offrir le double avantage de la très bonne malléabilité de ce type d’adhésif (aspect crémeux, sans grumeaux, facile à étaler) et d’une durée d’action suffisamment longue pour réaliser un doublage grand format (le temps de séchage est par exemple beaucoup plus lent qu’avec un Plextol B500 épaissi au Rohagit SD 15). Je tiens aussi à souligner que l’utilisation de raclette et de rouleaux préconisée par Thierry Martel, est d’une remarquable efficacité (régularité de l’étalement et rapidité d’intervention, qualités indispensables pour la bonne réussite d’un doublage contact).


Dernière édition par Admin le Lun 25 Juil 2011 - 14:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 9 Sep 2008 - 10:36

Bravo Olivier, c'est toujours un un peu un "exploit" que de doubler une telle surface et j'aime beaucoup les photos et particulièrement celles où l'on voit "l'étaleur de plextol" qui me fait penser au petit dessin qui se trouve sur ma boite à sel de mer.

Mais tu n'as sans doute pas posté ce message pour nous rappeler nos vacances, plutôt pour que l'on discute un peu du doublage.
Donc j'ouvre le bal des questions ; la première (je garde des cartouches) concerne la réversibilité de l'opération. A en juger par les photos du dossier « Stégobium Paniceum » la toile originale devait être en triste état, alors, comment démonter ce doublage sans obtenir une transposition ou un dédoublement de la toile, même en ramollissant l'adhésif avec de l'isopropanol ? La méthy favorisera t-elle l'opération? La consolidation au plexisol est elle suffisante ?

CM
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 9 Sep 2008 - 13:05

Salut Christian,
Je te reconnais bien là : dès que l’on parle technique, le clavier te démange. Je vais essayer de répondre à tes questions mais sache d’emblé que je n’ai pas participé à la totalité des opérations sur cette toile. En fait j’ai été « recruté » dans l’équipe dans le seul but d’aider à la réalisation du doublage (j’ai d’ailleurs raconté l’épisode sur le blog dans « la Dream Team »).

Concernant l’état de conservation de la toile originale, je dois dire qu’il était, après dérentoilage, relativement satisfaisant. Si, comme je l’ai indiqué, la colle de pâte avait fait l’objet d’une infestation au stégobium, l’étendue des dégâts n’avait rien à voir avec les cas que j’ai présenté dans l’article du forum.
L’infestation n’était que partielle et seuls quelques trous d’insectes étaient visibles en périphérie. Après retrait de la toile de rentoilage, l’examen a confirmé notre premier jugement : la dégradation de l’adhésif était très localisé et la toile originale n’avait pas été altérée. De même les raisons possibles du rentoilage sont restées hypothétiques : quelques déchirures peu étendues, une résistance mécanique correcte et je crois deux lacunes de petites dimensions.
Il est probable que l’explication la plus plausible soit la présence de deux agrandissements en partie supérieure.

Mais même dans ces conditions, ta question sur la réversibilité du doublage reste pertinente (c’est d’ailleurs une question que l’on doit systématiquement se poser non ?). Cette interrogation est bien sûr liée à la nature de l’adhésif choisi. Or sur ce tableau le choix était limité car l’emploi d’une colle de pâte, dans le cas d’une infestation aux Stégobium Panicéum, est à proscrire. Restait donc la possibilité d’un doublage synthétique ou à la cire résine.

Je ne m’étendrais pas sur la deuxième possibilité puisque la seule évocation de cette technique fait pousser des crises d’urticaire aux responsables des collections publiques. Dans le cadre d’un doublage synthétique, c’est Thierry Martel qui a pris la décision de le réaliser épaissi à la méthyl. Sans déformer ses intentions, je crois que c’est sa régularité à l’étalement (pas de grumeaux) et sa capacité à sécher beaucoup plus lentement qu’avec du Rohagit qui l’a décidé à l’employer sur un si grand format.

Sur le point précis de la réversibilité après séchage, je pense qu’elle est meilleure que dans bien d’autres cas de doublage. Il est même possible qu’il s’agisse là de son point faible dans la mesure où ce type d’adhésif a une assez bonne reprise à l’humidité, d’où la nécessité que la toile soit ensuite conservée dans de bonnes conditions environnementales.
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 9 Sep 2008 - 15:34

Salut les garçons,

Sur le doublage Plextol + methylcellulose, il y a une publication de 2003 d’A. Roche. Voir à l’adresse :
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=15018774 pour les références et l’abstract.

Par ailleurs, CM évoque le possible ramollissement de l’adhésif au moyen d’isopropanol. Mais comment fais-tu ? la méthyl (Tylose ou autre) n’est pas soluble dans les alcools et sauf erreur de ma part, le Plextol non plus. Si ramollissement, il doit y avoir, ne serait-ce pas plutôt avec des solvants de type toluène, xylène…

A bientôt pour la suite
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mer 10 Sep 2008 - 21:27

Bonjour LN, c'est les garçons,

tu as parfaitement raison le Plextol n'est pas soluble dans les alcools et la methyl ne l'est pas plus, alors que les aromatiques sont donnés comme "solvants" de cet adhésif.

Dans la pratique et particulièrement pour éliminer les résidus de Plextol, l'isopropanol s'avère bien plus efficace.
J'ai refait l'expérience sur des doublages tests vieux d'une dizaine d'années. Le xylène ramolli moins l'adhésif que l'isopro et surtout le transforme en une "bouillasse" impossible à éliminer. Inutile de poser le problème de toxicité de ce type de solvant.
L'isopropanol semble réduire plus efficacement la cohésion de l'adhésif qui se pèle plus facilement. Si l'une des deux surfaces n'a pas été enduite au moment du doublage, elle est parfois exempte de restes de colle après le dédoublage. Sur l'autre surface, les résidus de colle peuvent être roulés sous le doigt (un vrai bonheur) et avec quelques précautions le solvant n'atteint pas la couche picturale.
Mais même avec l'isopro, la surface de la toile originale fait triste mine sous la binoculaire.

Compte tenu de la description de l'état de conservation de la toile originale, pourquoi poser deux couches de tarlatane et un intissé de 70 g, pour la rigidité et le maintient des pièces?
Dans ce cas, pourquoi ne pas utiliser pour cette interface du plextol régénéré qui offre un collage moins puissant mais une meilleure réversibilité?

CM
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 11 Sep 2008 - 13:19

Bonjour CM,

Merci pour la réponse car je n’aurais jamais pensé à utiliser de l’isopropanol pour retirer du Plextol. Mais ne penses-tu pas que le procédé est efficace (et je serais tenté de dire, d’autant plus efficace) que le film de Plextol est vieilli. Le film ne deviendrait-il pas plus polaire en vieillissant ?
Il m’est déjà arrivé (peu de fois heureusement) d’avoir à retirer des bandes de tension posées au Plextol. J’ai ramolli le film au moyen de toluène. Très rapidement, il est devenu poisseux et j’ai déroulé (aux doigts et avec gants … c’est super commode) pour obtenir de petites boulettes. Au simple contrôle visuel, l’état de la toile était satisfaisant. Je n’ai toutefois pas pris de binoculaire pour explorer plus avant. Par ailleurs mon expérience se limitant à des bords, le problème de l’action éventuelle du solvant sur la couche colorée était si ce n’est nulle, du moins fort limitée.
Je ne souhaite pas à avoir de doublage à démonter prochainement, toutefois, je retiens ton conseil de l’isopropanol tout de même moins toxique que le toluène ou le xylène.
A la prochaine pour ce débat ou pour un autre car pour la deuxième partie de ton message, c’est Admin qui peut te répondre.
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 11 Sep 2008 - 18:07

Bonne question. Tellement bonne que je l’ai déjà posée à Maître Martel. Dans le cas de notre tableau, il lui paraissait essentiel d’obtenir une forte rigidité du complexe toile originale/toile de doublage, d’où l’utilisation de trois couches intermédiaires. En effet si le support original était peu altéré, la toile originale était fine et il était important d’obtenir un bon maintien des deux ajouts. De plus l’emploi de plusieurs couches de tarlatanes permet un bon étalement et régularité de l’adhésif de scellage.
Si nous avons évité l’utilisation d’un Plextol par régénération c’est aussi par précaution car ce que je n’ai pas indiqué dans mon compte-rendu c’est que la restauration devait se limiter au support (aucune intervention sur le vernis n’était prévue). Et tu sais comme moi que toute régénération par pulvérisation d’un solvant par le revers risque de migrer à la face.
PS : c’est quoi ta marque de sel scratch
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Ven 12 Sep 2008 - 6:18

Olivier, j'attrape au vol ta réponse pour une nouvelle question encore plus perfide, je suis comme ça.
La formulation de l'adhésif utilisé ici est un mélange à part égale de Plextol et de thylose à 10%. Ce qui fait si mes calculs sont bons, environ 70% d'eau dans le mélange.
Je ne sais pas quelle est la masse surfacique mis en œuvre pour coller deux couches de tarlatanes et un polyester de 70g, mais elle doit être assez importante. Avez vous tenu une "comptabilité" de cela ?
N'approchons nous pas ici les mêmes questionnements que ceux émis lors d'un rentoilage à la colle de pâte? mis à part l'apport de température.
CM
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Ven 12 Sep 2008 - 17:04

Qui m’aurait dit que j’aurais un jour un débat enflammé sur le Plextol…Mais je ne me défausserais pas, Oh perfide Christian ! Evil or Very Mad
Oui tes calculs sont bons, il y a bien une proportion de 70 % d’eau dans le mélange. Mais dans notre cas les conséquences d’un tel apport d’humidité ne peuvent pas être rapproché de ceux posés par l’utilisation d’une colle de pâte. D’abord parce que le revers original a été au préalable imprégné au Plexisol. Ensuite parce que Thierry a pris soin de poser 3 couches d’intervention (2 en tarlatane + 1 en intissé) au Plextol ce qui, tu l’avoueras, limite fortement la possibilité à l’humidité de passer par le support original. Les risques de rétraction, à mon humble avis, était quasiment nul, sachant en plus que l’œuvre était sous tirants. Quant au séchage, je n’ai pas indiqué dans mon compte-rendu qu’il n’y a eu pas mis sous presse donc pas de risque de confinement.
PS : tu ne pourrais pas me faire une petite photo de ta boite de sel ?
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mer 4 Fév 2009 - 11:50

Bonjour,
Je viens de lire ce post fort intéressant...
Je suis étudiante à la Cambre, en 5e année et je suis en pleine écriture de mon mémoire.
Le sujet est une approche théorique et pratique de la couche intermédiaire dans la méthode de doublage.
Ce n'est pas la première fois que je lis une description d'un doublage où le restaurateur introduit de la gaze ou du non-tissé dans la stratigraphie de l'intervention.
J'ai l'impression que cet élément est directement influencé par la technique traditionnelle de la colle de pâte...?
Est ce que vous pouvez me conseiller des articles?
Est ce qu'eventuellement un restaurateur, qui pratique cette technique,aurait un peu de temps a me consacrer pour que nous en discutions?
merci
bonne journée
ln
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 5 Fév 2009 - 8:18

Bonjour ln et bonjour la Belgique,

Le rédacteur initial de ce post est actuellement en chantier, aussi pas d’inquiétude si tu n’as pas de réponse avant une dizaine de jours. Je suis sure qu’il prendra contact à son retour.

Pour ma part, pas d’article à te conseiller sur l’emploi de couches intermédiaires dans les cas de doublage. En revanche, dans ma pratique, j’introduis toujours au moins une couche intermédiaire. Lorsqu’elle est posée de façon simple (une couche d’intissé polyester 17 g / m²) pour un doublage au Plextol (B 500 – épaissi quelque soit l’épaississant) son but est toujours d’optimiser la réversibilité du doublage.
Cette simple couche, peut se « complexifier » si je souhaite augmenter la rigidité de mon renfort. En effet, je peux monter sur ma toile de doublage plusieurs couches d’intissés. Il m’arrive même de varier les grammages (17 et 35 g/m²). Enfin, dans certains cas, j’insère aussi une couche de tarlatane. Cette dernière étant tissée, elle « arme » mon doublage et facilite la répartition régulière de l’adhésif.
Voilà, bon courage pour la rédaction de ton mémoire et bonne continuation dans tes recherches.

Une autre LN.


Dernière édition par LN le Jeu 5 Fév 2009 - 9:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 5 Fév 2009 - 9:40

Re-bonjour ln,

Petit rectificatif. Voici trois liens Internet pour des rapports de restauration dans lesquels se trouvent des doublages avec couche intermédiaire. Peut-être cela te sera-t-il utile.

http://www.museonarlaten.fr/museon/webdav/site/museon/shared/content/R_nativit%C3%A9.pdf

http://lazulum.free.fr/doc/articlemonument.pdf

http://lazulum.free.fr/doc/pinson.pdf

Enfin, une référence biblio sur les doublages :

ROCHE Alain, Approche du principe de réversibilité des doublages des peintures sur toile, London : International institute for conservation of historic and artistic works, 2003
12 p. : ill. en noir et blanc ; 25 cm.
In : Studies in conservation, ISSN 0039-3630, vol. 48, n° 2, 2003, p. 83-94.

Résumé :

La réversibilité des doublages des peintures sur toile est un problème récurrent qui se pose constamment pour les conservateurs-restaurateurs du support. Nous nous proposons dans cette étude d'examiner les propriétés adhésives d'une série de colles à base de Plextol B500 et de Tylose MH300. Les moyens que nous avons choisis pour traiter le problème se sont inspirés des essais de pelage et de cisaillement définis par les normes ASTM et AFNOR. Dès l'introduction, après une définition des conditions idéales de collage nous avons essayé de quantifier la masse de colle strictement nécessaire, pour un mélange de 20% de Plextol B500 et 80% de Tylose et d'identifier les différents types de ruptures. Ensuite nous avons examiné l'influence de la proportion des constituants du mélange sur les forces de pelage et de cisaillement. Dans le cas du pelage d'une toile de polyester collée sur une toile de lin avec la série d'adhésifs à base de Plextol et de Tylose, nous voyons qu'une augmentation du pourcentage de Plextol se traduit à la fois par une plus grande compatibilité avec le polyester et une meilleure réversibilité. Par contre, il suffit d'une petite quantité de Plextol pour augmenter au maximum la cohésion de la colle. Enfin, la dernière partie de l'étude se consacre aux propriétés de collage des différents matériaux utilisés dans les doublages (résumé de l'auteur ; cop. IIC).

Re bon travail

LN
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 17 Fév 2009 - 13:59

Bonjour ln–be,
C’est avec un réel plaisir que j’ai trouvé ta question en rentrant de chantier.
Concernant ta question, je n’ai pas grand-chose à ajouter aux propos d’LN (tu ne le sais sans doute pas mais nous travaillons ensemble au sein du même atelier). Les trois grandes raisons qui nous incitent à utiliser des couches intermédiaires dans le cas des doublages sont celles évoquées par ma collègue :
- une meilleure réversibilité
- une meilleure rigidité
- un meilleur étalement de l’adhésif
Je ferais juste quelques remarques supplémentaires. J’ai constaté, au cours des travaux en équipe que j’ai pu effectuer, que les rentoileurs que l’on qualifie communément de « traditionnels », insistent plus volontiers sur la notion de rigidité alors que les autres accordent une place plus importante à la notion de réversibilité. C’est pourquoi il n’est pas rare de constater que les premiers placent souvent plusieurs couches d’intervention et ce aussi bien sur le support de doublage que sur le revers original.
Dans la plupart des cas que j’ai rencontré, cette ou ces couches intermédiaires étaient en polyester 17 g / m². (il est plus difficile de faire traverser l’adhésif lorsque le grammage est plus élevé). Mais parfois les restaurateurs de support préféraient utiliser des couches plus lâches en tarlatane, notamment en renfort du support original (je pense surtout aux cas où les coutures des toiles originales avaient été arasées).
Enfin la présence de ces couches permet, outre une meilleure répartition de l’adhésif, une meilleure préparation du support de doublage. En effet il est nécessaire, après avoir passé sa dernière couche d’adhésif, d’obtenir une surface totalement plane. Or il est fréquent de constater que des petits amas de colle forment une surface irrégulière qu’il est important d’abraser. Cette opération, réalisée au scalpel en lumière rasante, est grandement facilitée par la présence de l’intissé.
J’espère que ces précisions t’apporteront les informations que tu souhaites. N’hésite pas à nous solliciter pour toutes précisions supplémentaires. Je peux aussi, si tu le désire, rentrer en contact avec l’atelier Lazulum dont LN a fait le lien (il s’agit d’un restaurateur de support travaillant régulièrement au CICRP à Marseille) pour qu’il puisse te renseigner sur sa méthodologie.
Pour la bibliographie, je prendrais le temps de m’y pencher les jours prochains si aucun de mes collègues ne trouve le temps de te répondre.
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 17 Fév 2009 - 22:33

Voici enfin une photographie de notre cher Admin en vacances cet été sur la côte atlantique.
Quand il n'étale pas de la colle, il ramasse du sel!
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 17 Fév 2009 - 22:37

Bonjour Ln_be et bienvenue sur le forum qui, avec ton message, devient international.

Le sujet de ton mémoire : approche théorique et pratique de la couche intermédiaire dans la méthode de doublage, est passionnant et prometteur mais il présente une embûche de taille : la bibliographie, ou, plus exactement, l’absence de bibliographie, consacrée directement au sujet. A ma connaissance, les articles sur le doublage ont traité de tout sauf de ce point particulier ou en tout cas de manière annexe.

Tu écris dans ton message : Ce n'est pas la première fois que je lis une description d'un doublage où le restaurateur introduit de la gaze ou du non-tissé dans la stratigraphie de l'intervention.
J'ai l'impression que cet élément est directement influencé par la technique traditionnelle de la colle de pâte...?
En effet, les couches intermédiaires sont très souvent présentes sur des rentoilages, des doublages anciens et même parfois sur des marouflages. Les matériaux employés sont les plus divers : papier, parchemin, carton, toile fine, gaze, etc...
Je suis plus réservé sur le terme directement influencé que tu emploies pour rapprocher ou comparer l’utilisation des couches intermédiaires sur les doublages et les rentoilages à la colle de pâte. Il tend à nous laisser penser que le doublage est une « copie » du rentoilage traditionnel, une sorte de modernisation.
Il serait intéressant et tu le fais certainement dans ton mémoire, de se pencher sur la genèse du doublage et des moyens techniques qui ont permis sont développement : la table sous vide puis la table à basse pression, d’abord froide puis chauffante, les résines synthétiques…
Ces nouveaux outils ont permis aux restaurateurs de différentier les phases de consolidation et celles du renforcement structurel et ce sans imprégnation de l’adhésif de doublage. Ce qui différentie le doublage du rentoilage traditionnel à la colle de pâte ou à la cire résine.

L’apprentissage de ces outils et des nouveaux matériaux à la disposition de praticiens c’est fait par étapes. Avec des réponses adaptées à chaque problème rencontré 1.
L’un d’eux fut : les effets de trames. Gustave Berger 2 s’est intéressé très tôt aux « weave interference » provoqués par la conjugaison du vide et de la température. Ces deux paramètres mal dosés peuvent créer des reliefs sur la surface de l’œuvre en sur imprimant la texture de la toile de doublage. Les irrégularités de la toile originale peuvent pour les mêmes raisons, marquer la surface peinte, c’est l’effet « petit pois ».
L’interposition de couches intermédiaires non tissées est apparue alors comme une solution possible aux effets de trames, même si Gerry hedley 3 les jugea peu efficaces. D’autres « solutions » à ces effets de surface sont venues avec le développement des enveloppes sous vide et surtout avec une importante diminution de la chaleur et de la pression exercées sur les tables
à basse pression 4.

Aujourd’hui, le rôle premier des couches intermédiaires est certainement à rechercher dans la volonté des restaurateurs d’augmenter la rigidité du nouveau support de doublage, Cette fonction est ici différente de celle de la gaze dans le rentoilage à la colle de pâte.
Dans le rentoilage traditionnel, le re-fixage préliminaire, l’adhésif (colle de pâte) et la toile de lin offrent une rigidité structurelle suffisante pour maintenir les déformations de la toile développées par le réseau de craquelures et les ruptures structurelles de la toile (déchirures, accrocs…). La gaze sert d’ « armature » à la colle, elle permet d’appliquer une couche de colle plus épaisse en plusieurs applications et évite un effritement cohésif de la colle au moment de la rétraction du gel d’adhésif par perte d’eau.
Au contraire, dans les doublages synthétiques, la plus part des matériaux mis en œuvres offrent une faible rigidité. Ceci est particulièrement vrai pour les résines synthétiques dont les propriétés physiques concourent toutes en ce sens. Leur température de transition vitreuse est basse, respectivement : 9°C pour le Plextol B500, 6°C pour le Plextol D 498 et -8°C pour le D 360. Leur module d’élasticité est également faible. Il est environ de 750 MPa pour le plextol B 500 alors que dans les mêmes conditions climatiques, celui de la colle de peau est de 2500 MPa.
De fait, leur allongement à la rupture est élevé : 400 % pour le Plextol B 500, il est supérieur à 1000% pour le Plextol D360 5. Quand cette dernière résine est ajoutée au Plextol B 500, elle améliore l’adhésivité du mélange mais joue également un rôle de plastifiant interne en augmentant le taux d’allongement à la rupture. Ce qui conduit à une diminution de la rigidité du mélange.

Les doublages synthétiques sont généralement réalisés avec des toiles polyester, choisies pour leurs bonnes caractéristiques de conservation et leur insensibilité vis-à-vis de l’humidité.
Ces toiles sont cependant « souples » et à contexture similaire, une toile en polyester montre une élasticité instantanée supérieure à celle d’une toile de lin.
La surface « lisse » des fibres de polyester et la déondulation des fils sous la charge, facilitent le glissement l’un sur l’autre des fils de la toile, ce qui entraîne des déformations importantes, en particulièrement quand les contraintes sont appliquées en biais par rapport au tissage de la toile. Ce constat doit être modulé pour les toiles qui ont subit des traitements particuliers au moment de leur fabrication : toile de verre, sailcloth 6…..
Il est évident que la rigidité généralement nécessaire au doublage pour maintenir l’œuvre doublée dans le plan, peut difficilement être obtenue avec l’adhésif et la toile seuls.
Les couches intermédiaires permettent de « corriger » dans une certaine mesure ce défaut.
La multiplication de couches inertes comme les in tissée de polyester, collées avec l’adhésif de doublage, forment un sandwich qui augmente considérablement la rigidité du doublage dans le plan tangentiel et normal à la surface de collage.
Il est cependant parfois nécessaire de « complexifier » la stratigraphie comme le note LN pour approcher, mais rarement l’atteindre, la rigidité d’un rentoilage traditionnel à la colle de pâte.
Le message initial d’Admin allait également dans ce sens et il serait intéressant d’en discuter plus précisément.

Je suis perplexe quant à l’amélioration de la réversibilité due aux couches intermédiaires dans un doublage, mais je n’ai heureusement pas encore eu besoin de démonter et doublage synthétique vraiment adhérant.

Pour revenir à ton propos initial, je pense que l’utilisation des couches intermédiaires au sein des doublages synthétiques, découle de leurs fonctions propres, plus que d’une influence des techniques traditionnelles même si celles-ci les emploie également.

J’espère que nous aurons bientôt l’occasion de te retrouver sur le forum et en attendant, bon courage pour tes recherches.





Notes bibliographiques :

1. Parcival-Prescot, W. (1974) “The lining cycle: causes of physical deterioration in oil painting on canvas: lining from the 17 TH century to the present day”, Conference on comparative Lining Techniques, Greenwich.
2. Berger, G.A. (1961) “ Weave interference in vacuum lining of painting”, Studies in Conservation II (4): 170-80.
3. Cumming, A. Hedley, G. (1974)” Surface texture changes in vacuum lining: Experiments with raw canvas”, Conference on comparative Lining Techniques, Greenwich: 87-94.
4. Ackroyd, P. Villers, C. (2003) “The Problem with Minimalism” Alternative to Lining: 9-15.
5. Roche, A. (2003) “Comportement mécanique des peintures sur toiles », CNRS Editions, Paris, 2003.
6. Hedley, G. (1981) “The stiffness of lining fabrics: theoretical and practical considerations”, in ICOM-CC 6th Triennial Meeting, Ottawa, 81/2/2, 1-13.


Dernière édition par CM le Ven 20 Fév 2009 - 10:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 19 Fév 2009 - 7:59

Cher CM

Comme d'hab. une réponse dans le détail avec biblio et tout et tout. Bref, une réponse comme je ne sais pas faire. Bravo donc.

Deux petites remarques cependant. Pour le Plextol B 500, tu parles d'un module d'élasticité de 400 %. Dans la vieille doc en ma possession (fiches téchniques de chez L.B. et de chez Lascaux qui ont au moins 20 ans), j'ai 600 % pour le B 500 - 400 % étant le module d'élasticité du D 498.
Par ailleurs, si le Tg du D 360 est très bas, il me semble que tu as un peu glissé sur ton clavier, ce n'est pas -28 ° mais -8° C
J'ai quand même voulu vérifier et me suis souvenue que cette résine est fabriquée par Röhm. J'ai donc fait un petit tour sur le net et ai trouvé leur site. Malheureusement la doc est principalement en allemand. Mais bon pour lire des chiffres, ça va encore.
Je mets donc en dessous deux liens (que je vais remettre également à la rubrique fiches techniques).

http://www.baudokumentation.ch/7/company/06/81/07/www.roehmschweiz.ch/PDF-files/plextol.pdf

http://www.roehmschweiz.ch/PDF-files/Plextol.pdf

J'ai bien conscience que je "chipote " car encore une fois, super le post.

A plus donc
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 19 Fév 2009 - 18:42

CM a écrit:
Voici enfin une photographie de notre cher Admin en vacances cet été sur la côte atlantique.
Quand il n'étale pas de la colle, il ramasse du sel!

Mais je rêve où notre professeur Tournesol me traite de demi-sel ???????? !!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Ven 20 Fév 2009 - 6:54

Bonjour LN et les autres,

Bravo pour la relecture, c'est en effet une erreur, la Tg du D 360 est bien de -8° C. Je corrige mon message.
Pour les autres valeurs, je perçois dans ton message un certain trouble sur les notions de module d'élasticité et d'allongement à la rupture. Je vais donc essayer de poster rapidement un message pour récapituler le plus simplement possible toutes ces données.
CM
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Ven 20 Fév 2009 - 8:36

Cher CM,

Tu as raison de parler d’un certain trouble et on pourrait même dire un trouble certain. Je suis aussi douée en physique qu’en chimie, c’est dire. Mais je fais des efforts et tente de me soigner.
Mon message comporte donc une erreur, le module d’élasticité étant exprimé en MPa (Mégapascal) ou N/mm² (Newton par millimètre carré) cela ne peut être un pourcentage.
C’est en effet, l’allongement à la rupture qui elle est exprimée ainsi.
Mais je maintiens tout de même mes chiffres pour le B 500 qui donc comporte (selon moi) un allongement à la rupture de 600 %.

Ceci étant dit, je serais ravie de lire ton récapitulatif sur ces deux notions, qui j’en suis certaine, me remettra les idées au clair.

Dans l’attente de te lire.
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Dim 22 Fév 2009 - 18:45

Par le plus pur des hasards, nous sommes entrain de réaliser un dé-rentoilage en ce moment à l’atelier. L’œuvre, d’assez grand format, a été rentoilée à la colle de pâte, mais de mauvaises conditions climatiques de conservation ont entraîné un développement impressionnant de moisissures au revers. Le retrait tant de la toile de rentoilage (en lin) que de l’adhésif (colle de pâte traditionnelle) était nécessaire.

Après avoir retiré la toile par pelage mécanique, nous avons fait gonflé l’adhésif grâce à des compresses humides. Une fois l’adhésif réhydraté, nous l’avons extrait au scalpel.

Or dans certaines zones nous sommes tombés sur une couche intermédiaire (lâche comme une tarlatane) étrangement de couleur noire et très vraisemblablement en coton (on peut d’ailleurs remarquer sur les photos que la couleur noire a déteint sur l’adhésif et la toile originale)



Il ne s’agit pas ici d’une couche intermédiaire d’interposition destinée à mieux repartir l’adhésif ou faciliter la réversibilité. Vous l’aurez aisément, compris il s’agit de pièces de renfort localisées dont le but est de renforcer certaines parties lacunaires du support original (déchirures et incrustations).



Ce qui est intéressant c’est qu’au cours du retrait de ces renforts, la quasi-totalité de l’adhésif est restée sur la pièce, prouvant s’il était nécessaire, que la présence de cette couche facilite grandement le retrait de l’adhésif. Donc améliore la réversibilité.
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 24 Fév 2009 - 7:22

Bravo et bon courage pour la suite de cette intervention.
Mais pour revenir au sujet de ce post: doublage plextol B500+methylcellulose, je suis perfidement tenté par cette devinette d'une des premières histoires de Coluche:
"Qu'elle différence y a t'il entre un canard" Question
En effet, nous parlions précédemment de doublage au plextol et non de colle de pâte!
La réversibilité de cette adhésif est justement l'un de ces atouts, à décharge de la pénétration dans le support et du refixage préliminaire entre autres défauts.
Une pièce de renfort en toile, collée à la pâte quand celle-ci est dégradée ne présente généralement peu ou pas de difficulté, la colle étant souvent appliquée sur la pièce de renfort et non sur l'original.
La même opération avec un intissé (fin ou moyen, 17 et 35g) serait-elle aussi simple? Ce type de matériau demande souvent pour obtenir une bonne adhésion, une première application d'adhésif sur la pièce de renfort, puis une seconde application en place au travers de celui-ci, selon le degré d'épaississement de l'adhésif.
En second lieu, cet intissé offre une résistance structurelle assez faible au pelage ce qui nous en conviendrons ne va pas dans le sens de la réversibilité. Ce terme incluant à la fois la suppression des renforts appliqués au revers de l'original et de l'adhésif.
La réversibilité ferait un très bon terme pour la rubrique "vocabulaire".
CM
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 24 Fév 2009 - 13:46

Cher CM

Je reviens sur le sujet. Si admin a posté sur la colle de pâte, ce n’est pas tant pour montrer que sa réversibilité est grande mais pour parler des couches intermédiaires. Sur cette toile, dont le revers ressemble par endroits à un champ de bataille, les zones comportant de la tarlatane se dégagent très nettement mieux et la quantité de colle en contact avec le support original est moindre. Si l’on peut admettre que la tarlatane n’a pas été posée pour optimiser la réversibilité du dispositif, on peut toutefois constater que c’est un avantage.
Mais revenons au Plextol.
Tu dis que pour obtenir une bonne adhésion lors de la pose d’un intissé, il est souvent nécessaire de pratiquer une première enduction. Heureusement que tu as mis « souvent » sinon je me serais sentie bigrement coupable, car pour ma part, je ne fais jamais de 1ère enduction. Cette idée ne m’est même jamais venue. J’applique donc mon adhésif au travers en une seule passe.
Enfin, pour revenir sur la réversibilité, je n’ai jamais eu à démonter de doublage. En revanche, il m’est arrivé d’avoir à démonter des bords de tension que j’avais moi-même (quelques mois plus tôt) posés !!! Lorsque je pose des bords (au Plextol ou à la BEVA), je pose toujours un premier intissé, puis ensuite ma bande de tension que je décale de quelques millimètres. Pour retirer mes bords au Plextol, j’ai d’abord dû faire gonfler mon adhésif au toluène (je sais que tu utilises aussi l’isopropanol, nous en avions parlé sur un autre post mais depuis je n’ai pas eu l’occasion de tester), puis j’ai retiré mes bandes de toile. Comme tu le fais remarqué l’intissé résiste mal au pelage (même tangentiel), il s’est donc déformé, s’est en partie rompu en restant adhérent à la toile et a fait venir avec lui, une partie du Plextol. Certes, il en est resté sur les bords originaux (que j’ai ensuite retiré aussi). Je pense donc que cette couche m’a en partie permis de tracter avec elle une partie de l’adhésif.
Elle me semble en plus présenter un autre avantage. Elle est une couche intermédiaire qui permet peut-être de ne pas tout retirer d’un coup, donc de bien observer ce que l’on fait avant d’atteindre le support original.
Mais bon tout ça c’est de la théorie. Ce qu’il faudrait, c’est faire des éprouvettes, les laisser vieillir quelques temps dans un coin d’atelier, puis tenter de les démonter. Il me semble que ce serait la seule manière de voir.
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 26 Fév 2009 - 13:13

A cours d'arguments, je ne sais que répondre? Mais le premier du forum qui a un doublage à démonter invite les autres.
Je remonte le temps et en relisant les post précédents j'ai été étonné des différentes valeurs données pour les taux d'allongement à la rupture.
Donc ce week end j'ai ressorti mes docs et pianoté sur le net (et dire que certains s'ennuient le week end). Le résultat est sans appel: surprise, étonnement, scepticisme, consternation et profond découragement. Lundi matin la reprise est morose.
Quelle est donc la cause de cet abattement? J’ai tout simplement tapé sur Google la recherche suivante: rohm hass plextol b500.
J'ai dépouillé les douze premières pages et me suis arrêté quand les caractères chinois, japonnais..... sont devenus majoritaires.

Quelques réflexions:

1- Le plextol (tout type confondu) n'apparaît plus sur la liste des produits fabriqués par la firme.
2- Le fabriquant du B500 semble être Polymer Latex. Fabriquant ou principal revendeur?
Et là, étonnement: la fiche technique donne un allongement à la rupture de 500%.
3- En poursuivant la liste des réponses, je trouve des cites commerciaux dont certains donnent des caractéristiques techniques. Ces fiches sont généralement directement recopiées à partir de celles de Lascaux et de Kremer. Le premier donnant un allongement à ma rupture de 500%, le second de 600%.
Ces données s'expliquent peut être par les différences de protocole mis en œuvre pour les tests de traction.
Mais que penser des différences constatées pour la Tg. De 9°C pour les revendeurs officiels (Lascaux, Kremer, Talas …) elle passe à 16°C sur le site publicitaire d’une collègue restauratrice à 29°C sur le site marchant de « la route du papier » et dans l’ouvrage « Chimical principles of textile conservation » d’Agnes Timar Balazsy.
4- La recherche sur le plextol D360 réserve également des surprises. Qui le fabrique encore ? Impossible de trouver une fiche technique qui le mentionne encore, hormis celle de Rohm qui ne le fabrique plus.
Quand est’il de la parenté de cet adhésif avec le Lascaux HV 360 qui a -28°C pour TG.
Ces deux produits semble souvent « confondus » comme cela est peut être le cas sur l’ouvrage d’Alain Roche : «Comportement mécanique des peintures sur toiles » (tableau page 92).

Tout ceci laisse perplexe, n’est ce pas ?

Pour ma part, il faut que je confesse une erreur de transcription. L'allongement à la rupture donné par Alain Roche dans ce même tableau est bien de 600%. Enfin, 500% ou 600%, c'est bien mou tout ça! C'est promis, je rentre la tête dans le sable et la ressortirai au printemps.

-Un note d’encouragement et d'auto satisfaction tout de même, grâce à LN, le forum sort en cinquième position pour cette recherche .
cheers
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LN



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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Jeu 26 Fév 2009 - 14:59

Cher CM,

Evidemment on reste perplexe devant toutes ces données.
Peut-être une petite précision sur les Tg des Plextol D 360 et 360 HV de chez Lascaux.
Sur ma fiche technique (Lascaux qui date quand même de 1995 !!!), le Tg du 360 HV est bien de -28°C. Cette différence de 20° ne vient-elle pas du H.V. c'est à dire Haute Viscosité. Le D 360 n'est donc pas pur dans ce cas mais additionné d'un épaississant (la fiche indique ester d'acide acrylique sans plus de précsion).

P.S. Super pour la 5ème place !!!!
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Mar 19 Mai 2015 - 8:26

bonjour, qui aurait la gentillesse de répondre à quelques questions basiques sur le marouflage. Jusqu'à récemment je marouflais sans problème du papier fin (80gr) sur de la toile en utilisant une colle vinylique. En utilisant un papier plus lourd (200gr) j'ai rencontré divers problèmes (gondolage de la toile dans les coins, torsion du châssis, ...), j'ai donc changé de colle et de support, à savoir panneau de médium 6 mm renforcé par un châssis et colle méthylcellulosique (metylan spécial). Le résultat est à priori satisfaisant mais j'ai lu dans diverses documentations qu'il était préférable d'isoler le support du papier avec une couche de plexisol 550 T, est-ce vraiment préférable et y-a-t-il d'autres produits qui feraient le même usage, par ailleurs j'ai lu sur ce forum qu'on pouvait mélanger la colle methylcellulosique avec du plextol B 500, pourriez vous me dire quel en est l'intérêt et quelles sont les bonnes proportions. Grand merci par avance ... Smile
zoran
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MessageSujet: Re: DOUBLAGE PLEXTOL B500 + METHYLCELLULOSE . (réversibilité, couche intermediaire)   Aujourd'hui à 2:57

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