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 Techniques de mise sur rouleau (peinture, oeuvres graphiques etc.)

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CM



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Date d'inscription : 18/03/2008

MessageSujet: Techniques de mise sur rouleau (peinture, oeuvres graphiques etc.)   Jeu 13 Juin 2013 - 8:49

 
Le chantier du musée d'art moderne de St Etienne prévoyait l'étude, la préparation et la mise sur rouleaux d'environ 90 toiles d'artistes du groupe Support Surface, dont plusieurs œuvres de Claude Viallat, André Valensi et Noël Dola. Ce fut pour l'équipe de restaurateurs chargée de l'intervention, l'occasion de réfléchir aux principes d'enroulement des peintures sur des cylindres en carton. Les restaurateurs  ont ainsi croisé leurs expériences pour essayer d'appréhender le plus grand nombre de techniques couramment employées;  comparer leurs qualités et leurs défauts afin de réfléchir à une alternative plus efficace et moins contraignante pour la peinture.
La technique la plus simple de mise sur rouleau, consiste à rouler la peinture en s'appuyant directement sur la surface de travail. Dans ce type d'intervention les principaux risques sont l'écrasement et  les altérations structurelles de la peinture, même si le plan de travail et la couche picturale sont protégés. Si le roulage se fait directement sur la surface de travail, il faut gérer à la fois  l'enroulement du  rouleau et veiller à son maintien parallèle à la direction d'enroulement. C'est souvent assez délicat et même parfois critique, car fréquemment un point de pivotement du tube s'installe sur des zones d'empâtements ou des irrégularités du sol, faisant perdre l'axe initial d'enroulement. Cette situation est aggravée par la différence de vitesse d'enroulement donnée au rouleau par les personnes placées aux extrémités et chargées de le faire tourner. Il s'en suit des rattrapages de l'angle de rotation en bloquant momentanément l'un des côtés du rouleau ou par une reprise de la tension qu'il est très délicat à estimer tout en soulevant et reculant le rouleau. Ces manœuvres peuvent entraîner des plis et déformations de la toile dès le tour suivant. L'enroulement simultané d'un papier d'interface ou d'une couche d'amortissement est aussi très délicat du fait du travail à l'aveugle (couche picturale vers le sol), ajouter à cela l’obligation de gérer le bon positionnement des couches de protection pour éviter leur chevauchement. Le seul "avantage" à ce type de mise en œuvre est la possibilité d'enrouler des peintures lourdes ou de très grandes dimensions sans danger de fléchissement du rouleau et d'apparition de godets. Mais le risque d'écrasement de la matière picturale le long de la génératrice d'enroulement augmente au fur et à mesure du roulage.
Pour y remédier, il suffit de rehausser légèrement le tube à ses extrémités en installant deux liteaux qui serviront de "rails". Il faut évidemment que la largeur de la peinture roulée soit inférieure à celle du tube pour permette l'appui sur les extrémités du tube.  La hauteur des tasseaux devra être la plus faible possible tout en tenant compte de l'augmentation du diamètre du tube à mesure de l'enroulement. Cette solution est de loin la plus simple à mettre en place lors d'un chantier. En revanche les problèmes liés à la différence d’enroulement (vitesse d'enroulement, glissement etc.) aux deux extrémités restent les mêmes. Mécaniquement, l'appui sur deux points en bout du tube et le poids peuvent sur des grands formats de peinture, générer des déformations géométriques qui auront des répercussions sur l'enroulement de la toile.


Enroulement sur des rehausses (cliché: C Lebret)

L'installation de flasques de roulement sur le rouleau pose un nouveau problème généré par la différence de diamètre entre le tube et les flasques. Lorsqu'un tel tube est mis en rotation, la vitesse angulaire du tube et de ses flasques est la même, mais leurs développés sont différents. Cette différence de déplacement provoque une traction et un resserrage de la peinture sur son rouleau lors du déroulement de l'œuvre et à l'inverse une perte de tension à l'enroulement.
Si la traction constatée au déroulement est compensée par le glissement de la peinture sur le sol durant les premiers tours, ceci n'est plus vrai par la suite, dès que le poids de la toile déjà au sol, et la surface de frottement deviennent suffisamment importants pour s'opposer au glissement. Cette surtension est à prendre en compte mais reste acceptable et sans risque de dommage pour la plus grande majorité de œuvres, car comparable à celle exercée à la mise sur châssis.
Lors de l'enroulement d'une peinture, c'est le phénomène inverse qui s'installe. Le développé des flasques étant supérieur à celui du tube, un godet puis un pli de faible rayon se forment à l'arrière du rouleau avec des risques importants de déstabilisation structurelle de l'œuvre. Pour compenser ces déformations il est obligatoire de soulever le rouleau pour le reculer, perdant ainsi le parallélisme de l’axe de roulement et l'homogénéité de la tension. Le phénomène réapparait dès la reprise de l'enroulement.
Il est possible d'éviter cet écueil en fixant la peinture sur le haut du cylindre (couche picturale tournée vers le haut et non vers le sol), sans la glisser sous le tube. Mais dans ce cas la surface de débattement disponible au sol pour l'opération doit être doit être supérieure à celle de la peinture. Mais ici encore les problèmes liés à la différence de rotation (force ou vitesse d'enroulement et différence de glissement au sol) peuvent compliquer les opérations.
Si le système d'enroulement avec des flasques est choisi, il est donc primordial de réduire le plus possible la différence de diamètre entre les flasques et le tube en tenant compte de l'augmentation du diamètre de ce dernier à mesure le l'enroulement.
L'emploi de flasques extérieures présente l'avantage de pouvoir stocker les œuvres directement au sol en l'absence de rack de rangement.
 
Le chantier du Musée d'art Moderne de St Étienne faisait suite à une étude préalable qui devait définir les besoins et moyens techniques nécessaires pour la mise sur rouleau des peintures.
Le choix des rouleaux s'est arrêté sur des tubes de coffrage en carton de différents diamètres, munis de flasques intermédiaires en OSB réparties tous les mètres cinquante et de flasques encastrées aux extrémités. Les flasques sont solidarisées au tube avec des vis en inox, avant la pose d'un film de complexe polyester/aluminium. Un tube rond en acier d'un diamètre de 30mm traverse le tube de carton et les flasques en leur centre. Il ressort du tube pour servir de poignée et de support d'enroulement. Il est rendu solidaire des flasques des extrémités par deux goupilles et doté à l'une d'un côté d’un tube carré permettant l'indexation du tube pour le tourner régulièrement et minimiser  les effets de sa déformation à longs termes. Un message précédent du forum (peintures et papiers roulées, 3 mai 2011) à la rubrique conservation préventive traite plus spécifiquement des risques de déformations des tubes.
Nous avons alors essayé de définir un système d'enroulement capable de répondre à plusieurs critères définis à partir des différents cas énoncés précédemment:
- stabiliser la position de l'axe d'enroulement.
- homogénéiser la vitesse de rotation du tube.
- permettre le roulage ou le déroulage sans perte de place au sol.
- être utilisable sur différents diamètres de tube.
- être facilement transportable et à fabriquer par les services techniques des musées.
 
Le premier critère ne peut être atteint qu'en "arrêtant" l'emplacement de l'axe de rotation. C'est alors la peinture qui viendra s'enrouler sur le tube et non l'inverse. L'homogénéisation de la vitesse d'enroulement du tube découle dé facto du premier critère. Il en est de même pour le critère suivant. Une fois l'enroulement de la peinture amorcé sur le tube (fixation possible des bords de tensions avec des agrafes), aucun changement de position n'est possible entre eux.
Pour répondre au critère suivant, le système d'enroulement comporte une succession d'encoches qui permettent de rehausser ou de baisser l'axe de rotation de 10 en10 cm pour des tubes de 30 à 60 cm de diamètre. La mise sur rouleau peut ainsi se faire le plus près possible du sol.
Enfin, le dernier critère impose de fabriquer ce dispositif dans une matière facile à se procurer et à travailler.  C'est le bois qui est ici choisi, l'outillage nécessaire à sa fabrication est tout à fait basique (scie, perceuse et râpe à bois). La forme en "L" garantie une bonne stabilité au sol. Son repliement offre un faible encombrement de rangement.

 
Cylindre de stockage avec son axe, monté sur un enrouleur.

 
Enrouleur en position ouverte et repliée


Vue générale du chantier dans les réserves.
 
L'utilisation de cet "enrouleur éventail" s'est révélée parfaitement adaptée durant le chantier de St Étienne et en plusieurs autres occasions depuis. Ce n'est pas pour autant la solution idéale et plusieurs reproches peuvent lui être faits. En premier, celui, en certaines occasions, de faire glisser la couche picturale sur la surface de travail avec tous les risques liés aux frottements. C'est le cas par exemple, lors du  retournement de la peinture (inversion du côté visible de l'œuvre: couche picturale/toile). Cet inconvénient  et facilement gommé en intercalant une couche d'interposition que l'on fera glisser en même temps que la toile.
En second lieu, l'immobilisation des "enrouleurs éventails" demande la présence de deux personnes qui assureront en même temps la rotation du tube. L'expérience montre que cette opération peut être confiée au personnel technique du musée, les restaurateurs assurant pour leur part la mise en place de la toile, des couches de protection et la coordination des opérations.
 
Enfin, le système "D" étant souvent de rigueur lors des chantiers, nous nous devons    d'évoquer un système d'enroulement quel que peu atypique utilisé sur le chantier des collections de Beauvais, pour des rouleaux en bois ou en carton, bien cylindriques mais ne possédant pas d'axe rond à leurs extrémités. Pour cette intervention nous avons simplement fait tourner les tubes sur les roulettes de chariots de manutention disposés à l'envers sur le sol. Il convient dans ce cas de prendre garde à la bonne orientation des roulettes qui ne sont pas axées et susceptibles de pivoter en cours d'opération si elles ne sont pas correctement disposées au démarrage de la rotation du tube.
 

Mise sur rouleau d'une toile en utilisant des plateaux à roulettes renversés.(cliché: F Auger Feige)
 
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LN



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MessageSujet: Re: Techniques de mise sur rouleau (peinture, oeuvres graphiques etc.)   Ven 14 Juin 2013 - 8:43

Y a pas à dire CM, tes articles sont toujours aussi intéressants.
Merci donc pour ce nouveau sujet.
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CF



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MessageSujet: Re: Techniques de mise sur rouleau (peinture, oeuvres graphiques etc.)   Lun 2 Sep 2013 - 10:04

Bonjour à tous et merci à CM,
Voici quelques questions qui me viennent à l'esprit:

Roulage avec rouleau fixe (supports éventails, roulettes....) et toile se déplaçant
Quid des tractions sur l'oeuvre? Quid des possibles compressions si la traction se fait sur la couche d'interposition? Pour palier à ces problèmes ne faudrait-il pas envisager l'utilisation d'une couche épaisse (20mm?) de molleton polyester?

Roulage type "rouleau à pâtisserie" (le rouleau circule sur la toile): n'y aurait-il pas avantage à rouler la toile avec le rouleau seul, comprendre non-équipé de flasques, tiges, axes ou autres tubes?
Le dispositif s'en trouverait allégé -donc moins de compression sur la toile à l'endroit de la génératrice du rouleau- et la manip par le bord du tube (sans se baisser) serait plus facile.
Evidemment un faux rond pourrait être gênant mais un calage intérieur avec 2 disques en polystyrène expansé serait très facile à faire, non?

CF
Pour les polyglottes un forum espagnol: ASISTENCIA PARA LA RESTAURACION Y CONSERVACIÓN DE OBRAS DE ARTE
Fichiers joints
cylindre australie.jpg
Roulage en Australie
Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.
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CM



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MessageSujet: Re: Techniques de mise sur rouleau (peinture, oeuvres graphiques etc.)   Jeu 12 Sep 2013 - 7:03

Bonjour à CF et aux autres membres du forum,

Dans le cas du roulage d'une toile avec un rouleau fixe, le problème de la tension exercée sur la toile au moment de l'amorçage et des premiers tours est forcement à prendre en compte. Il ne conviendrait évidemment pas de rouler de cette manière une peinture dont la toile serait originalement particulièrement fragile ou dégradée au point de risquer de se déformer ou pire de se déchirer. C'est alors au restaurateur de juger de la meilleure façon de procéder.
Cependant, la tension appliquée sur la toile dans le cas d'un "enrouleur éventail"  reste de fait, bien inférieure à celle appliquée lors du montage de cette même toile sur un châssis et les contraintes exercées restent inférieures aux seuils critiques de rupture des matériaux.
Les risques de clivages éventuels entre les couches de la peinture sont également à prendre en considération, même si nous touchons là des points difficiles et même impossibles à apprécier "à l'œil" pour le praticien.
L'enroulement avec une ouatine de polyester en couche d'interposition entre le sol et la toile ou sur le dessus de la peinture ne réduirait pas le problème. La tension d'enroulement se répercutant de toute façon sur le matériau le plus "rigide". L'ouatine se comporterait alors comme une simple couche "molle" capable de limiter l'écrasement des reliefs de la peinture.
Mais au final, l'expérience (faite à nos dépends) montre qu'une fois le roulage terminé, l'ouatine s'écrase sur le dessus du rouleau en laissant pendre la peinture dessous du rouleau. Et ce quelque soit le soin porté à la régularité de l'enroulement.  Les risques de déformations sont alors importants, en particulier pour des toiles lourdes.
Pour palier à ce type de problème sur une peinture de grand format, fragile et jugée assez lourde (il faut faire une estimation de poids /m²), nous avons procédé au démarrage de l'enroulement en tirant légèrement sur le film de Poliane sur lequel la toile était posée afin d'annihiler les  forces de frottement sur la surface d'appui. Cette manière de procéder demande un peu de main d'œuvre supplémentaire.

Pour la mise sur rouleau que tu nomes si justement "rouleau à pâtisserie", le poids du rouleau peut évidemment être réduit au moment de l'opération pour minimiser  la pression sur la génératrice et en particulier les empâtements. Mais alors pourquoi ne pas surélever légèrement le tube en le disposant sur des tasseaux?. Notons que les problèmes de décalages angulaires et de vitesses de rotation restent présents dans les deux cas.

Il n'y a évidemment pas de solution miracle, pas plus ici que pour le reste de notre activité.
Espérons que d'autres praticiens nous fassent part de leurs expériences diverses sur ce forum.
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FF



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MessageSujet: Rouler, dérouler...   Mar 19 Nov 2013 - 13:42

Bonjour à tous,
Merci Christian pour ton exposé sur le stockage des peintures sur rouleaux. Merci également à CF de l'image postée d'un demi-rouleau pour déplacement des oeuvres in/roulables (néologisme!).
C'est plutôt ce dernier cas qui m'intéresse : le déplacement des oeuvres de grand format qui ne sortent plus par les portes (changement de muséographie, oeuvres rentrées roulées et jeunes devenues vieilles et rigides...). Il y a un article de "Big Paintings" (Association des restaurateurs anglais) sur ce sujet mais auriez-vous des images ou des expériences dans la fabrication de supports permettant le déplacement d'oeuvres de très grand format sans les rouler complétement sur un rouleau : structures avec une partie cintrée de fort diamètre et deux parties support perpendiculaires et écartées du diamètre du rouleau (est-ce clair?).
Merci d'avance.
FF (une revenante!)
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FF



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Date d'inscription : 21/04/2009

MessageSujet: Rouler, dérouler...   Ven 22 Nov 2013 - 9:18

Bonjour à tous,
Je suis désolée mais les sources que j'ai citées ne sont pas bonnes.
Il ne s'agit pas de "Big Paintings" mais "Big Pictures" et ce livre n'a pas été édité par la British Association of Paintings Conservator-Restorers (BAPCR) mais par ARCHETYPE.
Voici l'adresse à laquelle on trouve tous les renseignements sur cet ouvrage :
http://www.archetype.co.uk/publication-details.php?id=56.
Merci à CM pour les informations!
La BAPCR édite "The Picture Restorer", revue annuelle qui est une mine d'information et les actes des journées d'études qu'elle organise (et tout est toujours intéressant).
FF
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FF



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MessageSujet: Rouler, dérouler   Sam 23 Nov 2013 - 10:43

Question subsidiaire,
Quand j'ai commencé à rouler des tableaux à la fin de années 1980 (sans commentaire!), j'utilisais des rouleaux de coffrage en carton (rien de nouveau) au carton très épais de la marque CICERON rouge et jaune (pour ne pas faire de publicité). Ils offraient une bonne résistance à la déformation pour les oeuvres ni trop grandes ni trop lourdes. J'ai utilisé récemment des rouleaux en carton de la même marque (ou de marques comparables) et je trouve que le carton est beaucoup plus fin. Il faut donc augmenter le nombre de flasques à l'intérieur et la rigidité de l'ensemble est moins bonne (surtout pour du stockage à long terme).
Quelle est votre expérience dans le domaine?
CM, c'est quoi, cet acronyme OSB dans ton texte (j'ai bien compris que c'était du bois mais lequel et pourquoi celui-là)?
Bonne journée à tous,
FF
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CM



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MessageSujet: Re: Techniques de mise sur rouleau (peinture, oeuvres graphiques etc.)   Jeu 5 Déc 2013 - 7:58

Bonjour,
L'acronyme OSB fait référence aux panneaux de bois qui sont apparus à la fin des années 1970 aux Etats-Unis sous le nom de Oriented Strand Board ( panneau à lamelles orientées).
Ce produit permet à la filière bois d'utiliser des bois inaptes à une mise en œuvre directe pour les utilisations classiques que sont la charpente, la menuiserie, etc.
Ces panneaux sont composés de minces lamelles de résineux (0,3 à 0,5 mm) longues (jusqu'à 8 cm), orientées en plusieurs couches perpendiculaires (généralement trois), pressées et encollées de façon à obtenir des panneaux légers et rigides.
Moins cher que les panneaux de contreplaqué et plus rigide que l'aggloméré, l'OSB et très largement employé en construction et menuiserie.
Son principal handicap (commun aux autres panneaux) réside dans sa forte teneur en formaldéhyde présent dans les colles qui servent de liant entre les lamelles de bois.
Mais sous la pression du développement  de la construction des maisons à ossature bois, certains fabricants (Sterling  ou Kronoply par exemple) ont développé des OSB  sans formaldéhyde ajouté. La teneur en formaldéhyde du produit fini est inférieure à 2mg/100g, ce qui correspond au formaldéhyde naturel contenu dans le bois, classe E1.
Les fabricants de panneaux  précisent que les émanations  résiduelles de COV peuvent encore être freinées en isolant les panneaux avec une couche de peinture ou de vernis. Couches qui peuvent elles mêmes émettre des COV. Donc prudence!

L'emploi de l'OSB pour les flasques des rouleaux d'enroulement répond donc en premier lieu à ces soucis. L'argument économique rentre également en jeu mais de manière très faible. Il est également plus léger que le contreplaqué, le latté ou les panneaux de médium.
L'emploi de flasques en polystyrène extrudé peut également être envisagé. Ces qualités mécaniques, sa légèreté et sa facilité d'usinage plaident pour lui (c'est ce que j'ai choisi il y a longtemps, pour le rouleau de retournement de l'atelier). Mais les émanations dégagées en cas d'incendie par le polystyrène extrudé le rendent dangereux pour les hommes et il a été écarté du chantier de St Étienne pour lequel presque cent rouleaux devaient être réalisés.
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MessageSujet: Re: Techniques de mise sur rouleau (peinture, oeuvres graphiques etc.)   Aujourd'hui à 1:55

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