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 Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?

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Catherine d.



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Date d'inscription : 13/07/2012

MessageSujet: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Jeu 19 Juil 2012 - 13:03

Bonjour à tous!

Je suis étudiante en dernière année de restauration de tableau (Belgique) et mon travail de fin d'études s'intéresse à l'efficacité de produit dits écologiques, verts dans le domaine de la restauration de tableaux. Les deux produits sur lesquels je base mes recherches sont le lactate d'éthyle et le d-limonène.
J'aimerais profiter de cette rubrique pour avoir votre avis sur quelques point concernant l'usage, éventuel, du bio dans nos ateliers.

1. Auriez-vous déjà utilisé des produits bio pour restaurer un tableau? Je me permets de préciser que des produits bio on en utilise depuis longtemps déjà (amidon, colle de peau,...non toxique pour la santé et biodégradable). Auriez-vous utilisé des produits autres vendu par des fabricants dans la mouvance "verte"?
- Si oui, les trouvez-vous efficaces? Sont-ils stables, réversibles ?
-Si non, vous êtes vous déjà intéressé à une alternative aux produits toxiques?

2. Y a- t-il des étapes dans la restauration où ça vaux la peine de trouver une méthode, un produit moins toxique et nocif pour l'environnement?
Personnellement j'aimerais trouver un solvant qui pourrait se substituer au Toluène ou Xylène. Pour le moment je ne peux pas infirmer ou confirmer que le lactate d'éthyle ou le d-limonène puissent être une solution.

Voilà! Sujet bien vaste. J'espère avoir été claire dans mes questions. N'hésitez pas à faire part de vos suggestions, avis , expériences et commentaires!!
Merci à tous!

Catherine


PS: Bravo pour ce site!! Il est génial...Je trouve important dans notre domaine de pouvoir s'échanger idées, expériences...
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LN



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Age : 49
Localisation : Gaillac

MessageSujet: Re: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Mar 24 Juil 2012 - 8:20

Bonjour Catherine et bienvenue sur ce forum,

En cette période estivale où les messages sont un peu moins nombreux qu’à l’ordinaire, j’espère que d’autres n’hésiteront pas à donner suite à ton appel.

En ce qui me concerne, j’ai un peu de mal, avec la tendance dite « bio » en restauration. Il ne faut pas, me semble –t-il, confondre le « naturel » et le « moins toxique » ou encore « le plus petit impact sur l’environnement » avec le « bio ».
Ensuite, en matière d’impact sur l’environnement, je crains que notre vision ne soit que celle du « bout de la chaîne ». Si je prends par exemple dans les adhésifs naturels la colle de peau ou la gélatine, je crains que si nous nous penchions de très près sur les méthodes de fabrication de ces colles, nous serions assez ahuris des effets environnementaux. Il se trouve que j’exerce dans un département où sont implantées une usine de production de gélatine et une autre produisant des composés de phytothérapie. La 1ère a eu quelques problèmes avec l’impact de son activité sur l’eau des rivières et la 2ème est classée Seveso 2. Donc pour le « Bio » on pourra repasser.

Pour ce qui concerne plus précisément tes produits de recherches, j’utilise en effet de l’Etyle L-lactate depuis quelques années en « substitution » du diacétone alcool pour les interventions de retouches.
Je me sers de ce solvant comme « diluant » pour des couleurs à retoucher (Gamblin®) et pour la réalisation de vernis (mise en solution de A 81) avec lequel je règle la brillance de ma retouche.
Je me suis mise à utiliser ce solvant car en effet, il est moins toxique que le diacétone alcool (pour le restaurateur) et qu’il est considéré comme un solvant dit « biodégradable ».
Une petite réserve cependant, si ce solvant est naturellement présent dans bon nombre d’aliments (comme les fruits), sa production vient essentiellement de l’industrie pétrochimique. Donc….

Par ailleurs, dans mon atelier j’ai installé (enfin mon associé, qui à la main plus « verte » que moi !) diverses plantes ayant des propriétés dépolluantes, dont :
- des Chlorophytum comosum qui absorbent notamment le toluène et le formaldéhyde,
- un Ficus benjamina (ficus pleureur) – xylène, ammoniaque
- un Ficus elastica (caoutchouc) – xylène, toulène…
- et le « must », un Spathiphyllum (fleur de lune) qui absorbe quantités de composés organiques volatils comme l’ammoniaque, l’acétone, le xylène, toluène, benzène, …

Ici aussi, cela a des limites, l’atelier ne ressemble pas à un jardin des plantes, donc si elles aident un peu et jouent les filtres, elles n’absorbent certainement pas tout (et donc ne dispensent en aucun cas d’extraction, d’armoire de stockage appropriée, ….). De plus comme chaque médaille a son revers, certains diront (et sans doute à raison), que l’apport de plantes vertes dans un atelier est aussi un moyen de voir s’y développer des microorganismes potentiellement indésirables (maladies se développant sur les feuilles et autres bactéries présentes dans la terre). Fort heureusement, à ce jour, aucun problème de cette sorte à l’horizon.

En te souhaitant bon courage pour tes recherches et à bientôt de te lire à nouveau.

P.S. le d-limonène est utilisé dans l’industrie (notamment dans les produits d’entretien) mais quel est son utilisation (réelle ou possible) en restauration ?

P.P.S. ce serait sympa de nous tenir au courant des résultats quand ton travail de fin d’études sera terminé.
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Catherine d.



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Date d'inscription : 13/07/2012

MessageSujet: bio,bio...   Mer 25 Juil 2012 - 14:06

Bonjour LN!

Merci pour toutes ces infos (bien riches)!
Je n'ai pas pu répondre tout de suite car il m'a fallu un certain temps de réflexion.

Il est vrai que le terme "bio" est vague et prête à confusion. Dans mes recherches, j'ai trouvé des dizaines de définitions plus ou moins fiables provenant de labels reconnu pour la plupart par la Commission Européenne qui elle même en détient une très complexe...Alors, d'après ce que j'ai lu et à partir des observations que j'ai pu faire sur la manière de gérer et d'employer les produits en conservation-restauration, j'ai décidé de donner une définition du bio dans le cadre de la restauration de tableaux (tout à fait discutable!!). Et c'est sur ces critères que se basent mes recherches:

- Un produit non toxique pour la santé sans effets secondaires à court et à long terme de son utilisation.
- En tant que femme, un produit qui peut s’utiliser pendant la grossesse (premiers mois compris) sans risque pour le développement du fœtus
- .
- Il doit être biodégradable. Dans le cas pratique ; le produit employé peut s’évacuer par l’évier s’il est liquide ou dans les poubelles ménagères ou bien dans un compost.
- Il doit répondre aux principes déontologiques de la restauration de tableau. C'est-à-dire qu’il doit être :
- réversible.
- Stable.
- Et doit préserver la lisibilité de l’œuvre.

Malheureusement, au fur et à mesure que j'avance je constate que ni le lactate d'éthyle, ni le d-limonène répondent à tous les critères...Je crois aussi que les tests de toxicité ne se font pas à la même échelle, je dois encore fouiller mais les doses utilisées pour les expériences sont bien supérieures à l'utilisation qu'on pourrait en faire dans notre métier.
Il serait bien de tester la toxicité dans notre milieu Wink

Je suis un peu ébahie (positivement!) que vous utilisiez du lactate d'éthyle depuis un certain temps.Je n'ai trouvé aucun article, aucun ouvrage qui en parle dans le domaine de la restauration de tableaux! Comment en avez-vous pris connaissance?
Vous dites que vous l'utilisez avec les Gamblin, l'avez-vous déjà essayé avec un mélange vernis-pigments?
Avec le LE, je compte faire des tests de dévernissage. J'ai déjà faits un petit test (il faut que j'affine mon "protocole") ; résultat, il enlève le vernis (dont je ne suis pas certaine de sa nature) mais laisse un léger film gras...gênant.
Je compte faire de même pour le d-limonène. Il vient directement des huiles essentielles provenant des agrumes. C'est donc un sous-produit de l'industrie des jus d'orange. Il pourrait lui aussi être un solvant de substitution.
Je réalise qu'il y a une multitude de produits (surtout de solvant) qui pourraient faire l'objet de recherche dans la restauration de tableaux. Du coup j'ai du mal à argumenter le choix de mes deux produits...pourquoi ceux-là et pas les autres...

Voilà! affaire à suivre!
Biensûr je vous tiens au courant de tout celà!

à bientôt

Catherine
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LN



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MessageSujet: Re: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Mer 25 Juil 2012 - 15:12

Pour mon utilisation de l’éthyl lactate, je ne saurais dire avec précision depuis combien de temps je l’utilise, mais comme je l’ai dit plus haut, cela fait plusieurs années (5 à 6 ans). Comme « cette idée » m’est-elle venue ? rien de super original, tout simplement en suivant des cours de formation continue à l’INP (cours de P. Cremonesi). L’éthyl lactate est un solvant présent dans ses publications (voir cours de l’INP 2004). Sensible à la toxicité des solvants, P. Cremonesi recommande également de remplacer le DMF par du DMSO. Dans ce second cas, je n’ai pas « franchi le cap », car le DMSO est quand même tout à fait toxique (même si un peu moins que le DMF) et n’évite donc pas les précautions d’usage et la super tenue « camouflage » avec masque et gants pour son utilisation ; mais surtout il a un temps de rétention bien supérieur. Donc….

Pour l’utilisation de l’éthyl lactate, certains s’en servent aussi pour la mise en solution d’adhésif de fixage. Voir par exemple d’article de M. Oiry dans la revue en ligne Ceroart (article de 2010).
http://ceroart.revues.org/1748

Il y a aussi à l’adresse suivante,
http://restauration-de-tableaux.blogspot.fr/2008/01/pierre-soulages-peinture-114x162-cm-28.html, sa mention dans le cadre d’une batterie de tests pour la restauration d’une œuvre de Pierre Soulages appartenant au musée Fabre de Montpellier (travaux 2008).

Bonne continuation.
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Amélie



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MessageSujet: Re: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Mer 25 Juil 2012 - 16:18

bonjour à tous
dans le cadre du remplacement des solvants toxiques par d'autres moins toxiques, on trouvera des informations intéressantes notamment dans l'article de Nathalie Palmade Le dantec dans la publication du colloque de Draguignan sur la sécurité en conservation restauration dont les actes sont quelque part sur le forum.
A ce sujet on y lira que la Ligroïne n'est pas du tout un solvant moins toxique que le white étant un mélange non fixé de divers aromatiques dont une portion de trucs très très méchants (certes en petite quantité) on trouvera également sur le forum une discussion à ce sujet.

Pour ce qui est du DMSO voilà ce que j'ai trouvé sur internet et il semble (de ma lecture rapide) que c'est un solvant qui s'élimine bien par l'organisme, en revanche il est toxique par contact cutané (risque de brûlure cf. témoignage d'un restaurateur de peinture, je ne sais pas si ce document en parle) mais il me semble que c'est un risque dont il est plus facile de se prémunir que l'atteinte respiratoire.
Reste que sa rétention est importante mais on peut le rincer.

J'avais aussi compris que le lactate d'éthyle s'évaporait très lentement.
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Amélie



Nombre de messages : 278
Date d'inscription : 16/05/2009

MessageSujet: Re: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Mer 25 Juil 2012 - 16:20

screugneugneu
j'ai encore raté un truc avec la pièce jointe
Fichiers joints
B-062.pdf
Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.
(938 Ko) Téléchargé 2 fois
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françoise morin
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Date d'inscription : 26/02/2008

MessageSujet: Re: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Lun 30 Juil 2012 - 7:53

Bonjour Catherine,

Je me permet de donner mon avis sur cette question de l'utilisation des solvants dans le nettoyage des peintures, question qui comme le dit Amélie a déjà fait l'objet de débats sur ce forum.

Pour solubiliser les vernis, on doit trouver une molécule qui est structurellement proche du vernis.
Le vernis sous forme solide, en contact avec le mélange de solvants liquide, forme une pâte et le tout s'élimine au coton...
Il y a l'exemple des résines naturelles type Damar ou Mastic, qui se solubilisent dans les aromatiques type xylène ou toluène ou les mélanges alcool-aromatiques. Les aromatiques peuvent être remplacés par des aliphatiques, une famille assez proche, moins toxique pour nous, mais moins proche structurellement des résines naturelles. En dosant correctement les mélanges, en se basant sur les paramètres de solubilité, on peut trouver des mélanges aussi efficaces mais moins toxiques.

Ces substitutions sont une grande amélioration de nos conditions de travail, même si, comme le dit LN, cela n’empêche absolument pas de se protéger avec des masques, des gants, des combinaisons et d'extraire les gaz vers l'extérieur de l'atelier.

Mais Catherine pousse le bouchon plus loin dans sa notion notion de produit bio (je cite) :

"- Un produit non toxique pour la santé sans effets secondaires à court et à long terme de son utilisation.
- En tant que femme, un produit qui peut s’utiliser pendant la grossesse (premiers mois compris) sans risque pour le développement du fœtus
- .
- Il doit être biodégradable. Dans le cas pratique ; le produit employé peut s’évacuer par l’évier s’il est liquide ou dans les poubelles ménagères ou bien dans un compost.
- Il doit répondre aux principes déontologiques de la restauration de tableau. C'est-à-dire qu’il doit être :
- réversible.
- Stable.
- Et doit préserver la lisibilité de l’œuvre."

C'est un outil idéal.
Cela suppose que le vernis que l'on veut solubiliser soit également bio, puisque très proche chimiquement.
Donc, en suivant ma logique, si demain, on veut faire du bio en matière de nettoyage de couche picturale, il faudrait commencer par utiliser des vernis bio aujourd'hui.

Les nouvelles résines mises au point ces dernières années répondent à des soucis de conservation des couches picturales. Il s'agissait de trouver des résines proches des résines naturelles (sur des critères de rendu plastique) mais plus réversibles dans des solvants qui ne mettaient pas en danger la conservation des couches picturales, c'est à dire qui se solubilisaient dans des mélanges non polaires.

C'est le pas important que nous avons franchi ces dernières années.
On n'est pas bio, c'est toujours la chimie du pétrole, mais on répondu aux critères déontologiques de notre profession : stabilité et réversibilité dans des conditions d'emploi compatibles avec la conservation des peintures.

Pour le pas suivant, il faudra peut être attendre que le pétrole coute si cher que l'industrie développe des produits de substitution issus des plantes (?)




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MLV



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Date d'inscription : 09/05/2010

MessageSujet: Re: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Lun 3 Sep 2012 - 11:47

Bonjour à tous,

Je ne résiste pas à sortir de ma réserve habituelle pour apporter une petite pierre à l'édifice de ce fil - un peu mon dada ces histoires de nomenclature Embarassed

BIO, attention avec ce mot (qui finit par être totalement galvaudé!)

L'adjectif "biologique" signifie initialement "relatif aux être vivants" est normalement réservé à l'agriculture (comme l'indique le label "produit issu de l'agriculture biologique"). Il n'est pas possible, par exemple, de trouver de la craie "bio", etc.
J'ai du coup beaucoup de mal avec ces appellations (à mon goût totalement opportunistes) que certains fabricants utilisent du genre "peinture bio" ou "vernis bio"... Sauf à être composés uniquement de produits venant d'une filière reconnue "bio" (???). Franchement, pourquoi ne pas utiliser tout simplement les termes de "produit écologique" ou "naturel"?

Catherine, je pense à mon humble avis, que si tu utilisais dans le cadre de tes recherches par ailleurs très intéressantes ce terme de "produit naturel" ou "non nocif pour l'environnement", ce serait plus précis et plus clair...
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Catherine d.



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Date d'inscription : 13/07/2012

MessageSujet: définition bio   Sam 8 Sep 2012 - 16:18


Bonjour Marie,

Je suis d'accord avec vous quand il est question d'utiliser le terme bio à des fins commerciales. Ce terme fait vendre. Et effectivement, le bio est par définition en étroit rapport avec l'agriculture. Donc au fil de mes recherches, vous allez être des premiers à le savoir mais peut-être vous en doutiez-vous, j'ai pu constater qu'un solvant répondant aux critères bio; il n'en existe pas.
Je ne peux pas prétendre que le lactate d'éthyle est bio. Comme le disait Françoise précédemment, les solvants qu'on utilise proviennent de la pétrochimie- impossible que cela soit bio.

Quant aux termes naturels et écologiques, ce sont également des mots utilisés à des fins de marketing. Donc il est difficile aussi d'en avoir une définition précise.

C'est vrai qu'il est plus approprié de dire "non nocif pour l'environnement" "peu nocif pour l'homme".En effet, je sais à présent, en connaissance de cause, qu'il est plus réaliste de se poser la question s'il existe des produits "moins toxiques pour l'homme et/ou pour l'environnement" que l'on pourrait utiliser dans notre métier. Il n'est plus là question de bio...

Dommage, j'avais tant espéré!!! Smile

à bientôt

Catherine
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MessageSujet: Re: Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?   Aujourd'hui à 9:36

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Le "bio" dans la conservation-restauration de tableaux. Possible?
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