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Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso
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 Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.

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MessageSujet: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Mar 4 Fév 2014 - 14:25

A la demande de ses auteurs je vous communique le compte-rendu du questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?"

Pour des raisons techniques il est très difficile de mettre en ligne les réponses synthétisées sous forme de diagrammes et autres camemberts. Aussi je vous invite, si vous êtes inscrits sur ce forum, à télécharger le fichier joint. Pour les autres je vous communique un lien sur lequel vous pourrez effectuer cette opération : https://www.dropbox.com/s/rse8oz1abl61t3f/Compte%20rendu%20questionnaire.pdf

Mais vous trouverez ci-dessous les réflexions et commentaires de l’une des auteurs, Daniel Amoroso, qui accepte, si vous le souhaitez, d’en débattre.



"Vous faites un métier formidable"...........

Bonjour à tous,
En octobre 2013, je vous ai sollicités afin de répondre à un questionnaire élaboré en vue d'une présentation que nous devions effectuer à l'Icom en novembre, avec Amélie Méthivier sur le thème : "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?"
Lors de notre intervention, j'ai rencontré un certain nombre de conservateurs-restaurateurs qui n'avaient pas répondu au questionnaire, faute d'information, et qui auraient été désireux de le faire. C'est la raison pour laquelle, j'ai relancé celui-ci pour un mois supplémentaire. J'avais obtenu 160 réponses lors de la première phase, au final 278 conservateurs-restaurateurs ont répondu à mon envoi.

Comme promis, je vous envoie ce document qui est une synthèse de l'ensemble des réponses obtenues. Je me propose, dans une première partie, de vous communiquer les données brutes, sous forme d'histogrammes, camemberts et autres courbes statistiques sans aucun commentaire particulier.
Dans une deuxième partie, je me permettrai de partager mes réflexions et remarques personnelles liées au dépouillement des données et à ce que je rencontre dans ma pratique professionnelle. Je tiens à préciser que cette partie, plus critique, n'engage que moi.

Tout d'abord, quelques rappels sur les conditions de réalisation et de dépouillement du questionnaire.
Lorsqu'il a été conçu, ce questionnaire s'inscrivait dans l'optique de "faire remonter" auprès de nos donneurs d'ordre la parole des CR au sujet du développement de nos pratiques dans le cadre des marchés publics. Voulant essentiellement me centrer sur le problème des coûts et de la quantité de travail supplémentaire, j'ai oublié certaines données qui, en phase de dépouillement auraient été utiles : notamment le sexe et la région d'activité des CR.
Comme je l'avais précisé lors de mon premier envoi, le questionnaire, réalisé sur Google drive, est complètement anonyme. Comme ce logiciel "grand public amateur" ne possède pas de vérification et de croisement des adresses IP, il est impossible de détecter un envoi répété plusieurs fois par exemple.


Sur l'ensemble des 278 réponses, je n'ai détecté qu'une réponse complètement farfelue qui, de toute évidence, était un gag et une réponse qui était la répétition exacte de la ligne précédente (à l'évidence une erreur de manipulation). Ces deux réponses ont été éliminées du dépouillement.

Selon les données mises en corrélation dans les résultats présentés,  je n'ai pas toujours pu utiliser toutes les réponses faute de précisions (par exemple, quelques CR ont répondu pour leur domaine d'activité "la conservation-restauration" sans plus de précision)
Je ne connais pas précisément le nombre de CR exerçant dans le pays, environ 1100/1200. 276 réponses représentent donc 22 à 25% de la population étudiée. Cette proportion n'est probablement pas assez représentative de la communauté des CR mais elle permet de lancer quelques sujets de réflexion.

Afin de rendre la lecture du document plus aisée, j'ai réparti certaines données avec le même code couleurs :
Pour l'ancienneté des professionnels, j'ai regroupé les années d'expérience en quatre catégories
• Rouge =plus de trente ans d'activité (avant 1982)
• Bleu=entre trente et vingt ans (1983-1992)
• Rose=entre vingt et dix ans (1993-2002)
• Jaune=moins de dix ans (après 2003)


Pour le domaine d'activité, j'ai laissé dans le tableau page 2 la totalité des intitulés tels qu'ils m'ont été transmis. J'ai, pour la suite, regroupé certains secteurs ensemble (exemple support des peintures et couche picturale dans la catégorie "peinture de chevalet"). Pour les CR exerçant dans plusieurs domaines de la conservation-restauration, j'ai été plus ennuyée. J'ai donc pris, de manière certes très arbitraire, le premier intitulé nommé. Exemple pour les réponses "Peinture murale-peinture de chevalet", j'ai classé le CR en "Peinture murale".

Je n'ai pas pu mettre en corrélation tous les secteurs d'activité car pour certains, le nombre de CR était trop faible. C'est la raison pour laquelle seuls les secteurs "Arts graphiques", "Céramique-verre", "Mobilier", "Peintures de chevalet", "Peintures murales", "Photographie", "Sculptures" et "Textiles" ont été utilisés pour certains résultats. J'ai, pour ces données, conservé un code couleur spécifique à chaque domaine d'activité.

Partie 2 : Commentaires personnels

Comme je l'ai précisé dans l'introduction, ce questionnaire a d'abord été élaboré pour communiquer à nos donneurs d'ordre les impressions et difficultés que nous pouvions rencontrer dans le cadre de la généralisation des marchés publics. Avec l'antenne régionale de la FFRC, nous avions déjà organisé en 2009, à Marseille, une journée de rencontre avec l'Association des Conservateurs de Musées et Collections Publiques autour des marchés publics et j'étais intervenue, à l'époque, pour expliquer à nos partenaires de la fonction publique quelles sont les charges financières auxquelles nous sommes soumis et à quoi renvoie un tarif horaire ou journalier que bien souvent nos donneurs d'ordre considèrent comme "cher". C'est dans cette optique que notre intervention s'est déroulée le 26 novembre dernier. Je vous renvoie à la communication que nous avons faite avec Amélie Methivier (Présidente de la FFCR)dans laquelle nous avons décrit point par point le déroulé d'un marché public et les limites et dangers qui peuvent survenir dans chaque phase du processus.

Lorsque j'ai commencé à dépouiller le questionnaire, j'ai été frappée par les premières réponses, notamment les commentaires libres laissés par mes confrères, décrivant un métier difficile, des conditions de travail qui se dégradent et, pour beaucoup de collègues, un regret d'exercer ce métier "s'ils avaient su…….". La tendance s'est par la suite, rééquilibrée mais les premières réponses étaient vraiment "déprimantes". J'en ai du coup pas mal discuté autour de moi avec des confrères mais également des personnes complètement extérieures à notre milieu. Je crois, au-delà des cas individuels liés toujours à une histoire personnelle, qu'il faut aller plus loin dans notre réflexion et s'interroger de manière globale sur notre profession. Si les propos qui vont suivre traitent essentiellement de nos pratiques professionnelles, je n'en oublie pas le contexte économique dans lequel nous sommes plongés, la concurrence acharnée à laquelle nous devons faire face et la conjoncture difficile que nous rencontrons au même titre que bon nombre d'autres professions.

Je le répète encore, mes propos n'engagent que moi-même et ont la subjectivité de mon expérience personnelle. J'aimerais simplement qu'ils puissent être le démarrage d'une réflexion et d'un débat.

Je pense qu'il est grand temps, aujourd'hui, que nous, les CR, nous interrogions sur nos pratiques, notre fonctionnement et notre éthique. Depuis que je travaille sur le questionnaire (et ses "à-côtés") je suis frappée par le peu de remise en question des CR sur leur pratique professionnelle. La majorité des réponses montre combien il est de plus en plus difficile de travailler correctement. La faute en est attribuée aux marchés, aux donneurs d'ordre, à la paperasse, aux jeunes collègues, aux non-diplômés etc. Quelle est notre part de responsabilité dans tout cela ?

Le "vous faites un métier formidable" est probablement une idée nuisible, tout comme celle du sacerdoce et pour les gens de ma génération, il y a peut être en plus un certain malaise avec celle de gagner de l'argent. Le restaurateur qui gagne très bien sa vie devient vite douteux !!!!!!  Ne faudrait-il pas devenir, enfin, une vraie profession ? enfin organisée ?

La question des prix pratiqués a été un élément central du questionnaire et mérite d'être discutée.
La reconnaissance ne passe-t-elle pas  aussi (et surtout ?) par le prix. Quel respect avons-nous de notre profession, aux tarifs que nous pratiquons ? Nous attendons en permanence, de nos donneurs d'ordre de la considération alors qu'elle ne devrait s'imposer, de fait, que par nous-mêmes.

Pour le domaine dans lequel j'exerce (peintures de chevalet), quand on arrive à chiffrer 60€ de l'heure, on est particulièrement satisfaits. Quand je vois les tarifs pratiqués par mon carrossier, je me dis que nous manquons cruellement d'ambition. Il me semble que la concurrence liée aux marchés publics n'est pas la seule explication. Tout le monde savait que l'effet pervers (et implicitement voulu) de la mise en place des marchés publics était un abaissement des prix, mais notre "profession" n'a pas résisté bien longtemps !!!!
J'ai connu l'époque où la différence de tarification était nettement marquée entre les CR diplômés et les non diplômés. C'était d'ailleurs plus simple pour nous d'expliquer à nos donneurs d'ordre ce qui pouvait faire la différence. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Quelle crédibilité apporter à des années d'expérience et à un diplôme agréé si ce n'est une tarification à minima décente?

Pour avoir beaucoup discuté avec bon nombre de collègues, je sais que sur la question des prix, on est tous "théoriquement" d'accord. Alors pourquoi n'est-on pas capable de tenir des prix acceptables ?
Au travers du questionnaire, la question du prix reste un problème ambigu et, pour moi, révélateur d'un manque de vision à long terme. Par exemple, je ne comprends pas pourquoi certains CR modifient leur tarification en fonction du type de clientèle. La lecture des réponses concernant l'augmentation des prix est édifiante : Dans quels domaines d'activité, autres que le nôtre, voit-on des professionnels qui n'ont pas augmenté leur prix depuis, parfois, des dizaines d'années ? Je ne m'étendrai pas, non plus, sur "le mode de calcul" d'augmentation des prix, révélateur pour beaucoup d'entre nous d'un manque de réflexion voire d'un certain amateurisme.
Pourquoi nos donneurs d'ordre nous prendraient-ils alors au sérieux ? Très récemment lors d'une discussion à propos des résultats d'une consultation, un attaché de conservation d'un Musée, s'étonnait que les prix varient de manière évidente en fonction du type de procédure engagée. Cela donne une image, à mon sens, regrettable de notre profession.

Le résultat du questionnaire a également remis en cause l'idée reçue selon laquelle les jeunes diplômés "cassent" les prix pour obtenir les marchés. La lecture des courbes ne le confirme absolument pas. Cependant la question mérite d'être posée : comment recevons-nous les jeunes qui se lancent ? Leur offrons-nous des structures d'accueil où ils puissent acquérir de l'expérience de terrain ou les laissons-nous se lancer en "portage salarial" qui nie leur esprit d'entreprise et les fait démarrer au plus bas de l'échelle. Il est vrai que pour des petites structures composées le plus souvent d'un seul CR, c'est une démarche difficile à faire. Peut être la solution serait leur accueil dans des structures plus "officielles", j'y reviendrai plus tard.

J'aimerais aussi aborder la question du statut. La grande majorité des CR  a opté pour un statut "profession libérale". J'ai connu l'époque où la FFCR s'est engagée de toutes ses forces pour que ses membres puissent opter pour ce statut au lieu de celui d'artisan. En soi pourquoi pas ? Il s'agissait d'une démarche permettant de revendiquer notre attachement à un code de déontologie et à l'aspect intellectuel de notre métier.
Cela permettait également d'aborder la question "épineuse" du droit d'auteur. (Je regrette que dans la foulée, on en ait oublié la possibilité de règlementation de la profession qui aurait pu alors être soumise au contrôle d'instances professionnelles).

Nous sommes donc, en grande majorité, des professions libérales. Comme les médecins, les infirmières, les architectes, les notaires, les experts, les avocats, les consultants etc.      mais à ces tarifs ?
La cotisation à l'UNAPL  (Union nationale des professions libérales) coute à la FFCR une somme non négligeable chaque année. Pour quoi faire ? Quoi de plus aujourd'hui pour les CR, et au-delà d'eux-mêmes pour les œuvres d'art ? La profession est-elle mieux encadrée, mieux suivie, mieux protégée ? A la lecture du questionnaire, cela ne parait pas évident.

L'adhésion des CR au statut de profession libérale correspondait également à une revendication de reconnaissance face aux conservateurs de la "vieille école", qui avaient, pour des raisons historiques et sociologiques lointaines, un certain mépris pour les restaurateurs qui n'étaient sommes toutes que des "travailleurs manuels". Je pense personnellement que plutôt que de changer de statut pour obtenir un regard différent, on aurait mieux fait d'expliquer en quoi travailler avec ses mains n'exonère pas de faire marcher sa tête !!! Mais c'était un débat qui existe aussi dans la société (il n'y a qu'a voir la considération pour les filières techniques dans l'Education Nationale).
Dans notre désir de reconnaissance, on a tiré à boulets rouge sur les métiers d'art, au lieu de les associer à nos réflexions et démarches, et de se priver de la force liée à leur nombre. Aujourd'hui, ce sont, pour une partie d'entre nous, des concurrents directs sur des marchés et ils emportent souvent la mise. Heureusement il reste notre dignité dans laquelle nous pouvons encore nous draper !!!!!
Je regrette que nous n'ayons pas été aussi acharnés face à certains conservateurs lorsque ceux-ci réalisaient des constats d'état à notre place.
Pour finir, le statut de profession libérale nous permet de revendiquer la propriété intellectuelle de ce que nous produisons. Le problème est que, intellectuellement, nous ne produisons rien (ou très peu) parce que nous sommes indépendants et que nous n'avons aucun temps de recherche, de production d'écrits etc.…. Le changement de cette situation est très certainement un des enjeux majeurs pour notre profession dans les années à venir.

Ceci est une digression qui n'a rien à voir spécifiquement avec le questionnaire, mais pour en finir avec le thème de la "propriété intellectuelle", je trouve déplacé que cette notion soit invoquée pour les dossiers de traitement des œuvres, lorsque ceux-ci se bornent à un constat d'état et à un descriptif des travaux effectués, sans recherche particulière. J'ai été confrontée à des CR refusant que leurs dossiers de traitement soient consultés par des collègues.

Encore une fois, hormis pour des travaux de recherches et d'étude, je ne vois aucune raison de ne pas transmettre et diffuser des rapports de restauration. Je pense, là encore, que l'on donne une image peu professionnelle et encore assez infantile.

Les réponses au questionnaire ont souligné l'augmentation délirante de la part de travail non rémunéré en amont et en aval des marchés publics. S'il est vrai que les procédures sont de plus en plus complexes et différentes selon la collectivité qui engage le marché, je crois que nous avons aussi à réfléchir sur cette question. Au final, les dossiers techniques sont de plus en plus gros, notamment nos notes méthodologiques, mais la majorité des commentaires libres du questionnaire font apparaitre que c'est toujours (ou presque) le prix qui l'emporte.
En tout cas, c'est le sentiment majoritaire. (Le fait d'être jugés par des personnes exclusivement extérieures à notre profession induit pratiquement systématiquement que le prix fasse la différence).
Devons-nous continuer dans cette voie ? Quelques collègues ne répondent plus à des marchés où la pondération est inférieure à 70% note technique (et 30% prix). C'est une piste de réflexion, et un groupe de travail "marché publics" (au sein de la FFCR) réfléchit sur le sujet en ce moment. Là encore, pour que nos positions avancent, il faudrait un minimum de solidarité entre CR, et que tout le monde joue le jeu dans le même sens (ce qui, aujourd'hui n'est pas le cas pour notre profession).

Les réponses au questionnaire ont aussi posé le problème de la gratuité des devis. Je pense que c'est un autre point sur lequel nous devrions travailler et réfléchir. Tout d'abord, face à l'explosion de demandes de devis de la part des collectivités, les rendre payants éviterait l'inflation, parfois délirante, du nombre d'ateliers consultés. En effet, combien de situations avons-nous rencontrées où nous étions plus de 15 équipes à répondre à des marchés de faible envergure ?
Additionnons le temps de travail de chaque équipe et celui des personnels administratifs qui épluchent nos dossiers et à ces coûts, on pourrait programmer le traitement d'une œuvre supplémentaire !!!!!

Si je poursuis sur cette question des devis, je pense que nous avons tort de faire gratuitement des devis sous la forme dans laquelle nous les réalisons aujourd'hui. J'ai vu des CR arriver (pour des devis) avec du matériel de photographie incroyable et réaliser, à titre gratuit, des prises de vue en lumière normale, lumière rasante, lumière ultraviolette !!! Dans ce cas là, comment transmettre à nos interlocuteurs la valeur supplémentaire de l'observation que nous faisons dans nos ateliers et des dossiers que nous fournissons ?
Comme l'a soutenu Elsa Vigouroux, lors de son intervention à l'Icom au sujet des constats d'état, je pense que nous devrions défendre l'idée que tout constat sur l'œuvre, fait déjà partie de notre intervention de CR et qu'à ce titre il doit être rémunéré. Je vous renvoie à sa communication  à ce propos ( Le constat d'état : l'œuvre a-t-elle une valeur ou un prix ?  Jacques Lemoine, directeur Fine Arts chez Gras Savoye, Elsa Vigouroux, conservateur-restaurateur de peintures indépendante) car, au-delà, l'idée est aussi de "conserver" la maîtrise du constat qui est, de plus en plus, réalisé par d'autres corps de métiers.

Pour nos devis gratuits, nous devrions nous limiter à un document où seraient seulement consignés la fiche d'identification de l'œuvre, les demandes du propriétaire, les traitements préconisés et leur coût. Je pense sincèrement que cette attitude redonnerait une valeur à nos constats.


En conclusion,  notre profession est encore "jeune", mal organisée et souffre d'un cruel manque de solidarité des CR entre eux. Pour que les choses avancent positivement, il me parait indispensable de travailler prioritairement à la présence, sous quelque forme que ce soit, des CR dans l'ensemble des instances qui traitent de la conservation-restauration en France : les commissions régionales, les centres de conservation restauration, les sous directions du Ministère de la Culture. Là encore, quelle profession accepterait d'être jaugée, jugée et organisée par des personnes exclusivement extérieures à elle-même ? Quelle profession accepterait de ne pas être partie prenante des décisions et directives qui l'orientent ?

Chaque fois que j'avance cette idée, on me répond que ce n'est pas dans l'air du temps et certainement pas "politiquement correct". Cependant, dans notre domaine, certaines professions se sont définies et organisées ces dernières années. Exemple, les régisseurs : lorsque j'ai démarré dans le métier, très peu d'institutions possédaient des régisseurs en interne. Le personnel du musée faisait parfois, avec bonne volonté, des interventions définies aujourd'hui en régie. Aujourd'hui des filières permettent la formation de régisseurs et un très grand nombre d'institutions et de collectivités en comptent dans leur personnel. Pourquoi serait-il donc si impensable d'envisager l'intégration, dans certaines structures, de CR ?

Le manque de CR dans la recherche et la publication est évident. Sans une intégration de ceux-ci dans des structures officielles, leur offrant du temps et des moyens, le secteur de la recherche, dans notre domaine, restera limité aux quelques bourses attribuées annuellement, ce qui parait trop insuffisant au regard de notre profession.

La présence de CR dans les institutions permettrait aussi l'intégration progressive dans le monde du travail de certains jeunes diplômés. La profession se portera d'autant mieux qu'elle sera poussée vers le haut par les jeunes qui arrivent, et non tirée vers le bas par un système de plus en plus individualiste et replié sur lui-même.

Voila, j'appelle de mes vœux une démarche collective visant à notre présence incontournable chaque fois que l'on traitera de la CR, et une réflexion approfondie sur l'amélioration de nos pratiques professionnelles. Cette démarche ne nous exonère cependant pas d'une autocritique individuelle et d'un comportement éthique acceptable.

Merci à tous d'avoir joué le jeu du questionnaire et d'avoir eu la patience de me lire jusqu'au bout. J'espère que le débat est lancé...........

Danièle AMOROSO, amorosowaldeis@gmail.com
Janvier 2014
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LN



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MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Jeu 17 Avr 2014 - 6:56

Visiblement si les lecteurs sont là (au moment où je poste une réponse, cet article a déjà été lu plus de 700 fois), mais le débat lui ...

Alors pour nourir la réflexion je vous invite à lire l'article suivant :
http://ceroart.revues.org/3743

Rédigé par R. Payet, vous y trouverez, au délà d'une présentation parfois assez attendue et convenue d'une des formations françaises, quelques réflexions sur la situation actuelle, les marchés et les prix, qui à mon sens méritent d'être lus ... et pourquoi pas ici aussi, débattus.

Bonne lecture
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IsabelleF



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MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Mar 6 Mai 2014 - 9:58

Bonjour à toutes et à tous,

Je viens de lire le compte rendu de l'étude de Danièle et Amélie. Je ne sais pas si je fais vraiment partie de cette profession, compte tenu du fait que je n'ai jamais vraiment décollé à de rares exceptions près ; mais peut-être est-ce de ma faute : je n'ai jamais vraiment entretenu de relations professionnelles, qui de ce fait ne m'ont pas intégré dans des équipes de travail. En ce sens, quand Danièle parle d'un manque de solidarité, je suis tout à fait d'accord. Je pense que pour beaucoup d'entre nous, étant en libéral et ne sachant jamais de quoi demain sera fait, nous avons tendance à ne pas trop communiquer, pour conserver un peu de travail devant nous. La solidarité se fait plutôt entre spécialités différentes, car l'échange est nécessaire sur des objets complexes ou qui doivent faire intervenir plusieurs spécialités. C'est du moins mon cas.

D'autre part, je crois que si notre profession est mal "reconnue" au sens noble du terme, ce n'est pas simplement le fait que certains ne se font pas payer cher (j'ai noté en passant que finalement j'étais dans la moyenne des CR, alors que je croyais être un peu basse), je crois surtout que nous ne sommes pas encore vus comme de vrais professionnels de l'art avec des compétences variées et des connaissances multiples. C'est notre formation complète et nos expériences ensuite qui devraient justifier notre taux-horaire. J'ai eu l'occasion de présenter ma profession à la classe de ma fille, et les enfants étaient étonner de voir tout ce qu'il fallait apprendre et digérer pour faire ce métier, même réflexions de la part de journalistes qui m'ont interviewé l'année dernière, lors d'une restauration à Rouen.
Je crois véritablement que pour être pris au sérieux par les institutions, ces arguments pourraient être utilisés.

D'ailleurs, cela s'en ressent dans ce qui nous est demandé du point de vue intellectuel, notamment en ce qui concerne les rapports. Je dois avouer que les miens ce sont simplifiés, car non seulement quand on propose un nombre d'heures important pour leur rédaction (correspondant à des recherches sur les techniques et l'historique) on se fait taper sur les doigts par le commanditaire, qui d'une part, n'est souvent pas intéressé (préférant sans doute faire le travail lui-même ou en faire bosser un stagiaire non rémunéré, pour un résultat incomplet, surtout d'un point de vue technique), et d'autre part, ne réclame qu'une fiche technique de nos interventions, car c'est la seule chose qui l'intéresse pour ses archives. C'est souvent par là que la baisse de prix du devis commence par se faire, les conservateurs réclamant qu'on réduise le temps du rapport pour gratter quelques euros.

Voilà quelques réflexions, bon courage à toutes et à tous,
Isabelle
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rmm librarii



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MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Jeu 21 Aoû 2014 - 16:04

Bonjour,

d'abord merci et félicitations pour ce travail!

La profession reste divisée et ce pour de multiples raisons, le statut, la formation, le domaine, l'expérience, peut-être même la clientèle... Je rejoins le message précédent, je suis un petit poisson, faute à une formation hétéroclite, à mi-chemin entre l'apprentissage traditionnel et la formation contemporaine, mais aussi au manque de moyens qui, lorsque l'on habite en plus une région isolée, n'aide pas à fréquenter le "milieu". Même la VAE semble utopique, car il faut bien manger... C'est d'ailleurs un facteur essentiel puisque dans ma situation et mon domaine d'activité (restauration livre) on n'exige pas de formation spécifique mais cela est cependant l'argument principal des instances locales pour me refuser du travail.
C'est là le point fondamental, je n'ai aucun pouvoir auprès de celles-ci. Que ce soit pour valoriser mes compétences (avec par ex des appels aux mairies locales : "ce restaurateur doit posséder un agrément ISO" ou encore "nous ne subventionnerons pas la restauration si vous faites appel à un autre restaurateur que X" - qui se trouve être un "gros atelier", à vrai dire je suis semble-t-il moins compétent que les bénévoles qui dépoussière les archives locales) ou avoir un avis sur le choix des traitements. Paradoxalement on m'appelle régulièrement pour des constats, voire même des devis, qui ensuite sont confiés à d'autres. Enfin ça c'était "avant" ! Encore un paradoxe puisque je suis référencé par untel et pas tel autre...

Les marchés publics ont fini de m'écarter du domaine public justement! On exige désormais de nous un fonctionnement d'entreprise avec des notions de rendement sur des lots trop importants pour un seul homme... J'en ai fait mon deuil, je ne pratique plus de restauration pour les archives. Et comme je n'ai jamais aimé travailler pour des particuliers (domaine du n'importe quoi) la restauration devient un évènement rare! Je suis assez persuadé que ce domaine au moins finira par être totalement réalisé par l'état lui-même.

Et pourtant je ne travaille que d'autant plus pour les archives ou même les musées (que je n'avais pas comme clients avant) mais dans le domaine du fac-similé... Là j'acquiers soudain un statut d'expert ! Et du coup on me demande mon avis... Alors peut-être devrais-je revoir mes tarifs à la hausse, facturer mes conseils, constats ou devis... Ce document me fait réfléchir dans ce sens.

Je trouve regrettable que l'on ne sache pas dans ce pays (?) reconnaitre les compétences des uns et des autres.
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Libri



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MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Sam 23 Aoû 2014 - 8:20

Bonjour,

Je réponds à rmm librarii car je suis aussi dans le domaine de la restauration du livre et des archives, du côté des institutions publiques.

Concernant l'attribution des marchés dans ce domaine, les conservateurs-restaurateurs se trouvent en rivalité pour des questions économiques bien-sûr, mais aussi politiques (soutien de l'emploi, aux entreprises de nbr. de salariés par exemple). Vous avez tout résumé en disant :
"On exige désormais de nous un fonctionnement d'entreprise avec des notions de rendement sur des lots trop importants pour un seul homme..."

Concrètement de mon point de vue, après avoir repris des études je pense mieux savoir ce qu'il peut y avoir dans la tête de nos chers commanditaires; j'en arrive à cette conclusion:
Rien ne changera le temps que la formation des responsables de collections d'archives et les mentalités n’évolueront pas ! La conservation matérielle et la restauration sont des sujets abordés trop légèrement au cours des formations en France.
[Puisqu'on est en plein revival des années 90] Je continue à expliquer qu'on ne peut pas restaurer tout et n'importe comment; il y a tout une démarche d'évaluation à  avoir en amont, qui doit justifier la dépense pour un traitement de restauration. Cette étape est bien souvent zappée, ce qui explique que vous ayez des diagnostics complets à établir en guise de devis. Par exemple, à quoi bon restaurer des documents si rien n'a été réfléchi pour les stocker dans de meilleures conditions de conservation après?
Nous ne sommes pas à un paradoxe près.
Si vous saviez ce qu'on me demande régulièrement en interne, vous comprendriez l'ignorance de certains concernant les B.A.BA en matière de conservation préventive et de restauration. Toutes les institutions ne sont pas dotées d'une hiérarchie clarifiée dans ce domaine, ce qui fait qu'on peut vite se retrouver seul à argumenter, face à des personnes qui n'y connaissent rien, mais qui ont tout pouvoir en la matière. La concertation n'existera que si "Dieu le veut". Le temps fini par manquer, ce qui excuse tout le fonctionnement bancale vers la procédure d'appel d'offre.

La sensibilité du commanditaire fait toute la différence; il motivera les moyens nécessaires...ou pas, en interne comme en externe de l'institution.
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Pauline



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Date d'inscription : 24/09/2011
Localisation : lyon

MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Mer 14 Jan 2015 - 12:20

Bonjour à tous,

Je prends seulement connaissance de ce compte-rendu alors que je me souviens bien avoir répondu au questionnaire.
Tout d'abord merci pour cet important travail, important en temps et en contenu!

Je fais partie des "jeunes restaurateurs" puisque diplômée en 2011. Je souhaite réagir sur la question des statuts car une phrase, entre autre, m'a interpellée dans le compte-rendu :
"comment recevons‐nous les jeunes qui se lancent ? Leur offrons‐nous des structures
d'accueil où ils puissent acquérir de l'expérience de terrain ou les laissons‐nous se lancer en "portage salarial" qui
nie leur esprit d'entreprise et les fait démarrer au plus bas de l'échelle."


Inscrite dans une société de portage salariale depuis la fin de mes études, j'avais d'abord choisi ce statut par urgence et pour la simplicité d'y entrer et d'en sortir. Je dois dire que ce statut m'a tout d'abord permis de travailler, de travailler seule et en collaboration avec des collègues expérimentés. J'ai pu profiter de ce statut "simple" pour prendre le temps de m'informer sur le fonctionnement d'une société, d'un statut, du libéralisme, de l'auto-entreprise...car, nous pourrions aussi en parler, ces informations sont quasi-inexistantes de nos formations.
Je ne dis pas avoir saisi tous les aspects de ces différents statuts, mais j'ai choisi sciemment de poursuivre mon activité en portage salarial comprenant les intérêts que j'y avais (déclaration des frais limitant l'imposition sur le revenus, avance de salaire même si les factures ne sont pas encore payées, location d'atelier, commande de fournitures effectuées directement par la société, sécurité sociale, cotisation retraite,...)

Aujourd'hui encore, après 3 ans d'activité, je suis convaincue que ce statut peut tout à faire convenir à notre profession, qu'il peut même se développer pour s'y adapter d'avantage. Il ne me semble pas m'empêcher d'envisager le développement et la valorisation de mon activité comme le ferait un entrepreneur.

C'est pourquoi, j'aimerai lire les avis de professionnels, plus expérimentés, entrepreneurs, libérales ou artisans sur la question de ce statut.
J'ignore peut-être les méfaits que ce fonctionnement pourrait avoir sur notre profession et son image...

C'est un début de débat : devons-nous tous nous lier derrière un statut commun ou pouvons-nous profiter de la souplesse que nous apportent les différents statuts qui nous sont ouverts?

Au plaisir de vous lire,
Pauline.
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ari



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MessageSujet: statuts   Mar 20 Jan 2015 - 11:42

Bonjour Pauline,

J'étais venue sur ce forum il y a presque deux ans avec une question sur les sociétés de portage. Suite aux conseils d'une collègue je suis entrée dans une couveuse pour un an (à Paris ça ne peut pas durer plus longtemps, ailleurs on peut y rester jusqu'à 3 ans). La couveuse m'a beaucoup apporté, on m'y a donné beaucoup d'infos sur la communication et en général des outils pour conduire une entreprise.
Mais ayant une double activité, je me retrouve un peu comme avant la couveuse pour ce qui est de décider de mon statut: Auto entreprise ou portage salarial? Avec quelle boite de portage travailles tu?

A bientôt.
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Pauline



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MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Mar 20 Jan 2015 - 12:07

Ari,

Je travaille avec la société Art Partenaire qui est basée à Versailles.
En échange peux-tu m'indiquer le nom de ta couveuse parisienne et le statut d'entreprise que tu as choisi suite à cette expérience?

A bientôt,
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ari



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MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Mar 20 Jan 2015 - 20:19

La couveuse qui m'a suivie c'est Astrolab rue pasteur dans le 11ème. Le dirigeant s'appelle Richard Barré: http://www.astrolabe-conseil.fr/
Le système est intéressant car tu es portée sur le plan salarial durant ton passage et tu peux toucher des assedics en sortant. Pour ma part je me suis inscrite à la maison des artistes et j'hésite encore entre auto entrepreneur et société de portage pour mon activité de restauratrice. Ca va un peu dépendre de ce qui va se passer dans les mois qui viennent.
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Julie CM



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Localisation : BEARN

MessageSujet: Colère   Ven 23 Jan 2015 - 21:19

ha..si les CR pouvaient être fonctionnaires d'état ou intermittents, ce serait merveilleux.. Moi," libérale au dents longues qui n'assume pas son statut", j'ai du mal à concevoir tout cela lorsqu'on parle d'œuvres publiques. Zut. C'est comme si l'idée de tout ces statuts étaient incompatibles avec l'idée de bien public et c'est nul. Oui, vraiment. Et j'en suis désolée.
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MessageSujet: Re: Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.   Aujourd'hui à 1:04

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Réponses et commentaires au questionnaire "peut-on effectuer un traitement "éthique" dans le cadre des marchés publics ?" par Danièle Amoroso.
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